13/07/2009

sous le soleil exactement

30 piges et quelques et je  préfères gérer 30 mecs avec des bécanes sous unix et de l’offshore que d’affronter mes démons

30 piges et quelques et je voudrais acheter des enfants déjà élevés avec un service pack de bonnes manières et le module fan-de-britney spears désactivé

30 piges et quelques et je ne maitrise toujours pas l’art de la drague et de la minauderie tout  en découvrant que l’inventaire de mes connaissances en sexe ne mérite pas de passer sur wikipédia vu le nombre riquiqui de partenaires qui ont jalonné ma banale existence

30 piges et quelques et je ne sais toujours pas marcher avec des talons sur les pavés  alors que je lis toujours des manga et que je ne résiste pas à un bon pavé de 600 pages au fond d’une bibliothèque poussiéreuse

30 piges et quelques et je ne reviendrai pas vivre au maroc : c’est tout vu tout lu,étrangère partout, citoyenne de nulle part, les mutants m’entourent à moins que je ne sois la mutante en chef.Pas envie d'étiquette, pas envie d'origines ni de tribus.

30 piges et quelques et je baille toujours aux conversations portant  pêle-mêle sur l’immobilier, les destinations de vacances ou la taille des bagnoles

30 piges et quelques et je réalise que je mange toujours mon rouge à lèvres qui disparaît vers 11h05 du matin

30 piges et quelques et je réalise qu’on est toujours seul, définitivement, irrémédiablement

30 piges et qq et l’envie d’être là où on ne m’attend pas

30 piges et quelques et ce n’est pas mon anniversaire … et j'écoute Eric Satie et tu me quittes, lentement mais sûrement

 

23:32 Écrit par supertimba dans Ras le bol | Lien permanent | Commentaires (4) |  Facebook |

12/04/2009

Madeleine de Proust Marrakchie...

Quand j’étais enfant et que nous allions en vacances à Marrakech il n’y avait qu’une idée fixe qui me faisait patienter le long du trajet , interminable à cette époque sans autoroute.Non ce n’était pas la beauté des glaciers, l’ imbroglio médiéval de djamaa el f’na , la viande grillée(et le tagine poulet-carottes-citronc confits) du boui-boui El Bahja( près de la place et incontournable si vous ne connaissez pas),les palmiers centenaires et le rouge fascinant de la ville. Non rien de tout cela…Moi ce qui me faisait saliver d’avance c’est une enseigne légendaire au Maroc , installée également à Casablanca, j’ai nommé le glacier Oliveri.

L’Oliveri ce n’était pas seulement les glaces artisanales somptueuses des après-midi languissant sous la chaleur marrackchie, c’était  aussi des petits déjeuners plantureux avec des viennoiseries dignes des plus grandes capitales européennes, du café italien à réveiller les morts, des serveurs à l’ancienne avec nœuds papillons et service impeccable, de vraies chaises-fauteuil en bois où la matinée pouvait s’éclipser sans encombre, un brouhaha constant et une clientèle fidèle et nombreuse avec parfois des discussions philosophiques dignes des mots de minuit (émission culturelle et donc courageuse de France2 qui passe contrairement à ce que son nom indique vers 1h du matin).

L’Oliveri c’était tout cela et bien plus encore…

Je suis retournée à Marrakech récemment et j’ai été prise du même désir frénétique d’aller voir mon glacier préféré.

Alors oui Marrakech c’est désormais les projets pharaoniques, les rêves inaccessibles de villa-avec-palmiers ou une centaine de vie de smic marocain ne suffirait pas à vous acheter une chambre, un projet de rallye automobile, des avenues gigantesques dans la  so-called « ville nouvelle », des maisons d’hôtes avec spa et tout le toutim en veux-tu en voilà et des vendeurs de médina qui se sont fait une spécialité de traquer le touriste inconscient …

Mais l’Oliveri dans tout ça ?après quelques péripéties de transport(les taxis marrackchis étant pire que les chars de la place tien an men) j’arrive dans la petite rue de la vieille ville où se trouve l’enseigne adulée. Vieille ville qui a déjà un goût de défraîchi , d’abandon : le développement se passe ailleurs…

Je rentre : les mêmes chaises en bois,le même décor avec grands miroirs biseautés mais un vide intersidéral,un silence glacial pas un seul client…je rentre stupéfaite et je commande une glace maria luisa (parfaite) qu’un serveur toujours en nœud papillon s’empresse de m’amener la mine triste et désabusée.

Je ne peux m’empêcher de lui demander : où est passée la splendeur d’antan ? cette odeur de croissants chauds qui vous prenait à la gorge dès l’entrée ? la cacophonie des cuillères teintant dans les verres de nass-nass ?

Et là on me dit que les patrons ont décidé d’arrêter le service petit-déjeuner, que le glacier dans la vieille ville est désormais hors des nouveaux sentiers touristiques et que bien peu de « nouveaux »  connaissent désormais cette adresse  perdue dans le gueliz. On y commande certes toujours les merveuilleux gateaux glacés mais that’s all folks.

JE mange ma glace dans un silence assourdissant, prise d’émotion.Plus tard je bois un café dans une de ces grandes et gigantesques avenues nouvelles : chaises en plastique, service défaillant, ma commande est oubliée et la carte est sans suprises

J’en avais presque les larmes aux yeux, la splendeur disparue me fait toujours cet effet là. Objets inanimés avez-vous donc une âme.

Marrakech la rouge , Marrakech ma bien-aimée,prend bien garde à ton âme et aux illusions de paradis pour touristes. ?ce

12:12 Écrit par supertimba dans nostalgie dial el blad | Lien permanent | Commentaires (7) |  Facebook |

30/03/2009

Back again...with a suite

costume
Hé oui de retour d'une longue hibernation et en pleine crise financière!Je choisis bien mon moment me direz-vous.

MAis après quelques allez retours au bled avec toujours cet amour-haine digne d'une psychanalyse, un projet de fou comme seul un consultant peut en connaitre et moult interrogations existentielles, amplifiées par cette crise  du capitalisme sans précédents me voici dans toute ma pseudo-verve de berghaga de multinationale exilée dans sa tête.

Non je n'ai toujours pas trouvé de cours de bimboserie mais oui j'apprends de plus en plus à vivre avec l'exil.Plein de choses à raconter du haut de mon ego mal dégrossi, crise de la trentaine et double identité oblige. Je voudrais migrer mon blog aussi mais je n'ai pas encore trouvé de solution miracle pour transvaser tous mes anciens posts(à bon entendeur).

Demain une nouvelle tour de verre m'attend, de nouvelles têtes, de nouveaux "challenges" comme ils disent, un nouvel open space si semblable aux précédents et toujours cette solitude intérieure et cette petite voix"cours pendant qu'il en est encore temps!".Tic tac le laptop, les réunions, le gsm, les clopes, le retour tard le soir, le sandwich sans saveurs, la performance trackée à la minute près...Toujours refaire ses preuves comme si les projets précédents n'avaient jamais existé.

Beaucoup de collègues et amis licensiés aussi d'où mon humeur plus amère que joyeuse.

Rien à voir mais la  plus grande leçon que j'ai reçue dernièrement vient d'un gardien de parking (secte omnipotente bien connue des marocains)à Rabat.Texto_en parlant de la monnaie: "la machine à tickets  n'accepte que le roi en costard, pas le roi en djellaba"!A méditer.

A très bientot pour de nouveaux états d'âme!

 

00:00 Écrit par supertimba dans lost in translation | Lien permanent | Commentaires (3) |  Facebook |

27/09/2008

souvenirs souvenirs

qui se souvient encore de faris al fata chouja3 et de zina?:)

 

 

21:56 Écrit par supertimba dans nihon jin dayo | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

03/08/2008

Eternal départ

Le rituel est toujours le même.

Ma mère enveloppe du sfouf, du klii, des msemmen maison dans des petits tupperwares enveloppés de papier aluminium qu’elle dispose savamment dans ma valise déjà bourrée. Elle a appris à maitriser l’art de transporter les chhiwates pour sa fille après toutes ces années de va et vient.

Mon père me prend en photo dans toute la maison comme s’il voulait m’emprisonner dans la petite lucarne avant que je disparaisse, il s’abîme ensuite dans une longue contemplation de nos photos d’enfances dans no chambres respectives ma sœur et moi. C’est un moment de grande pudeur en général où l’on ne parle pas  comme si on craignait que les mots ne cassent nos souvenirs fragiles

En général je saute à pieds joints sur ma valise pleine à craquer pour la fermer comme à chaque voyage, je dis adieu au jardin, à ma chambre et j’écoute le chant du muezzin tard le soir en m’impregnant de sa voie éraillée et étrangement mélancolique.

Je pleure toujours au moment de passer le contrôle de police en jetant un regard en arrière, silhouette des parents vieillissants qui me souhaitent tout le bonheur du monde, policier compatissant qui m’annonce que je les reverrai bientôt que ce n’est pas la peine de pleurer et puis les longs couloirs impersonnels vers l’avion du retour avec le brouhaha des marocains qui envahit déjà l’appareil

Décollage et houssine slawi dans mes oreilles comme pour me rattacher à mes racines, chansons sépia d’un maroc des années quarante qui parlent du débarquement américain ,de la beauté eternelle des femmes , de la ruse du peuple marocain. Il m’arrache toujours un sourire malgré tout.

Lost in translation, étrangère partout même dans mon pays, errante ayant choisi l’exil , mercenaire de multinationale, je cherche la paix quelque part. Peut-être faut-il partir pour se rendre compte que la quête est intérieure, toujours.

19:25 Écrit par supertimba dans lost in translation | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : translation, exil |  Facebook |

22/07/2008

Ambassadrice de la blondeur: parce que je le vaux bien?

Pour deux semaines au maroc en vacances…l’été au Maroc avec ses RME (Residents Marocains à l’étranger , groupe auquel je ne m’identifie toujours pas après toutes ces années), ses plages à coexistence non assurée, ses efforts pour nettoyer les dites plages, sa chaleur, ses jetski tueurs à règlement variable(attention aux têtes imprudentes des nageurs impudents qui oseraient s’aventurer dans un crawl relatif), ses disques de la joutya (ah l’excellent salim halali enfin en intégrale et le vendeur qui me raconte toute la filmographie de mister bean), son poulet baldi au safran et ses islamistes d’un nouveau genre qui réclament des plages pour mouhafidines c'est-à-dire des plages pour femmes en résidence surveillée voire en burqa intégrale.

Bref vous l’aurez compris mes journées s’écoulent plus ou moins paisblement à essayer d’éviter des jetski incontrolables sur la plage tout en essayant de suivre les émissions d’aswat (www.aswat.ma) en bagnole sans me faire écraser par des camions rendus fous furieux par la chaleur estivale et par les nouveaux réglements qu’entend imposer l’état quant à l’interdiction de doubler pour les poids lourds sur certaines zones.

Mais d’où vient ce titre me direz-vous ?

Hé bien je ne savais pas qu’à mon insu j’étais devenue l’ambassadrice de la blondeur familiale : un héritage démesuré était sous mon entière responsabilité sans que me je ne me doute de rien pendant des années.

Je vous explique : j’ai hérité des cheveux blonds  limite scandinave de la branche maternelle que jusque là je gardais longs comme toute jeune fille arabe qui se respecte tant le fantasme de la chevelure est présent dans notre culture bien-aimée.

J’ai eu l’idée _absurde aux yeux de la famille donc_ de me les couper en carré pour changer un peu de tête après toutes ces années passées à jouer les jeunes filles de bonne famille effarouchées et occupées à jouer avec leurs franges.

Scandale à l’aéroport et en meeting familial.Oui ce fameux meeting familial dans le salon marocain où entre deux petits fours aux amandes on rattrape tous les épisodes manqués de la saga familiale: ceux qui ont réussi(les « business men », les avocats, les médecins et les ingénieurs), ceux qui n’ont pas réussi(tous les autres), le nombre d’enfants des nouvelles générations, les villas-appart-résidences secondaires des différentes branches, les mini scandales des uns et des autres, les soucis très relatifs de certains( une manucure oubliée parce qu’il fallait aller chercher la nounou)  et d’autres aventures encore plus passionnantes.

Sans oublier l’examen de passage de toute les «  bonnes «  familles : le status exact à la seconde près de ma situation maritalo-bagnolo-financière en Belgique. Evidemment plus vous habitez loin moins on a l’occasion de vous soumettre au scanner du tberghigh d’où certaines frustrations engendrées par le mystère que vous avez crée inconsciemment !

Bref ce fut une succession de cris, de lamentations et de remontrances face à mon carré impudent, j’ai même du promettre d’envoyer des photos quand mes cheveux auront repoussé c’est vous dire !

 

En attendant mon carré et moi on essaie de dormir alors qu’un mariage bat son plein (et plus que plein !) chez les voisins : hé oui comme partout ailleurs l’été au maroc c’est aussi la saison des mariages.Cela donne furieusement envie de danser au son d'un bon chaabi cecit dit...

A bientôt pour une autre carte postale.

22:36 Écrit par supertimba dans lost in translation | Lien permanent | Commentaires (7) |  Facebook |

09/06/2008

Terminator syndrom

terminatorMais où avais-je donc disparu , se demande le bon peuple(oui  le bon pas l’autre)

Hé bien il s’avère que gérer 25 personnes à plein temps  dans une  world company avec des vrais morceaux d’open space vous ôte toute envie de scribouiller la moindre rature du haut de votre égo dégrossi.

Après une période de rush dans le projet dont je m’occupe (une sombre histoire de fusion dont je vous passerai les détails), une crise de couple, des conversations woody alleniennes avec ma mère, des voyages inconfortables, des nuits sans sommeil, des tonnes de dramas avalées en otaku, une pénurie de bollywood et des arrêts reprises de clopage, quelques bonnes intentions plus tard me voici de retour !

 Bon ...
  • Ma crise de couple n’est pas à 100% résolue.
  • Je cherche toujours des cours en minauderie et bimboserie
  • Le rush continue sur le projet(des journées de 10h c’est un minimum syndical)
  • Je ne sais toujours pas marcher en talons sur les pavés
  • J’écoute toujours des chansons en hindi et de la pop en mandarin et en japonais
  • Ma thérapie à toute épreuve c'est toujours le pain maison.
  • Ma mère est toujours persuadée que je reviendrai un jour épouser un millionaire marocain à moustaches et piscine incorporée.
  • Je me sens très vieille à force de bosser avec des gamins de 23 ans qui n’ont jamais lu Kafka
  • Je ne sais plus ce que je voulais raconter sur la norvège et le saucisson de renne
  • Je n’ai pas hurlé comme schwarzie «  i’ll be back » but i am back!

23:13 Écrit par supertimba dans lost in translation | Lien permanent | Commentaires (7) |  Facebook |

05/01/2008

Le saucisson de renne et moi: comment j'ai passé le nouvel an norvège(1)

 

Cette année j'ai décidé d'explorer le Nord: moi qui vient du sud je tenais à voir des contrées neigeuses loin du curcuma,du boulfaf et du tbergigh.

Et j'ai été servie!Je me suis réellement prise de passion pour la norvège à tel point que j'y envisage sérieusement d'y revenir très souvent.

2 heures d'avion à peine entre bruxelles et Oslo et nous voici dans un aéroport géant, façon IKEA de luxe, tout en bois et en verre d'une propreté à faire palir les suisses de la terre réunis.

1 petite heure de vol domestique et nous voici à Molde (ou encore ici),une petite ville de 25000 habitants au climat tempéré, connue pour son festival de Jazz, l'un des plus vieux d'europe.Molde est aussi reconnaissable par son Rica Seilet Hotel en forme de voile(voir ci-dessous), visible de loin quand on arrive en ferry.

Une petite vue de Molde

10 minutes de Ferry plus tard et me voici à Gossen, une ile de la commune de Aukra,destination estivale également connue pour abriter l'une des stations de gaz les plus impressionantes d'Europe, située à Nyhamna (nouveau port en norvégien) avec un gazoduc voyageant jusqu'au royaume uni, qui tire sa production de l'ormen lange, un immense réservoir de gaz naturel qui à lui seul symbolise toute la richesse de la norvège, pays pétrolier le mieux géré du monde avec une qualité de vie classée numéro 1 chaque année.

Ormen_Lange_Nyhamna

Et là l'enchantement commence: Fjords majestueux qui imposent le silence, cimes de montagnes découpées sur fond de ciel bleu arctique, la mer d'un bleu profond avec en horizon les fameuses petites maisons scandinaves  en bois de couleurs vives, les fermes de poisson signalées par de petites balises lumineuses, l'air vivifiant du grand nord.On est à mille lieu du ciel bas et de la grisaille belge, malgré une température identique!(1°C)

aukra-gossen

Par où commencer dans ce pays enchanteur?Il y aurait tellement de choses à dire sur l'une des contrées les mieux gouvernées du monde que j'en perds mon latin.C'est tout à fait déroutant de passer ses vacances dans un pays surdéveloppé tant on en revient avec des complexes grands comme l'everest.J'ai aussi mieux compris pourquoi la norvège n'a pas rejoint l'UE: à voir comment le gouvernement norvégien gère son pays ,à quoi bon rejoindre le marasme bureaucratique surréaliste qu'est devenue l'europe aujourd'hui?Surtout quand on dispose d'une réserve de pétrole et de gaz plus que confortable et que l'on est doté dun bon sens dont les parlementaires européens feraient bien de s'inspirer!

D'abord il ne neigeait pas à Gossen à mon grand étonnement: preuve s'il en est que le réchauffement climatique est bel et bien là, les autochotones ayant eux mêmes du mal à s'habituer à des noels sans neige

Coup de coeur immédiat pour les maisons norvégiennes:elles sont très simples en bois, superbement isolées à tel point que je me promenais en t-shirt à l'interieur!contrairement à ce que l'on pourrait croire d'un pays connu pour sa richesse en gaz et pétrole elles sont souvent chauffées à l'électricité(moins cher que dans le reste de l'europe) et la consommation est minime du fait de la qualité de la construction.On ne sent pas le moindre souffle de froid une fois à l'intérieur.

Chaque maison est dotée de grandes fenêtres et de galeries et terrasses en bois qui en font un espace plus que convivial en été.Elles sont toutes peintes en couleurs très vives: rouge pétant, bleu, vert, jaune.Les scnadinaves ont compris depuis belle lurette que pour lutter contre la dépression hivernale rien ne vaut l'explosion de couleurs.

Dans toute maison norvégienne qui se respecte, on enlève ses chaussures en entrant et on enfile des chaussons: voilà une pratique que j'aimerais bien exporter en belgique, surout quand il pleut , qu'il fait boueux et que mon chien s'est roulé toute la journée dans des mares de boues avec une insouciance qui frise l'insolence!Vous me direz faire enfiler des chaussons à un chien, hmmmmmmm.

Le mythe scandinave qui fait que les autochtones ne prennent pas la peine de fermer les ridaux est totalement vrai: le soir venu(assez tot vers 16h), l'ile est presque entièrement illuminée par les fenêtres ouvertes des maisons ainsi que par les chandeliers à 7 branches de l'avent, une décoration de noel traditionnelle en Norvège.Pas de tbergig, pas d'indiscrétion, les norvégiens n'ont visiblement rien à cacher.Vous me direz , difficile de faire du tbergig par -10° mais cela n'explique pas tout j'en suis persuadée!

Le saucisson de renne, le poisson séché,le riz à la cannelle,les nisse(petits lutins norvégiens) les boites postales groupées,les paysages à couper le souffle,l'incroyable sécurité qui règne dans les rues, l'accueil chaleureux des norvégiens(où comment dans chaque norvégien se cache en fait un rbati): suite au prochain numéro!

11:13 Écrit par supertimba dans elle est pas belle la vie? | Lien permanent | Commentaires (9) | Tags : norvege, beaute, loin |  Facebook |

11/12/2007

un gouvernement pour noel?la grève du peuple belge!

Un texte savoureux de thomas gunzig, chroniqueur de "la semaine infernale" une des rares bonnes émissions de la Radio Belge(et je pèse mes mots).

Tout simplement jouissif à l'heure où ce pays menace de se diviser et où chaque jour offre son lot de pitreries politiques burlesques:

Bande de cons ! Pas vous, cher public ! Les autres, les formateurs, informateurs, explorateurs, chefs de groupe, présidents de partis flamands, présidents de partis francophones, seconds couteaux, troisièmes couteaux, de gauche, de droite, les cathos, les écolos, les francs-maçons, les libéraux... Bande de cons de Flandre. Bande de cons de Bruxelles. Bande de cons de Wallonie.

D'abord, à tous ceux qui croient avoir gagné les élections d'il y a 5 mois, à tous ceux qui avaient un grand sourire, à tous ceux qui avaient les bras en l'air, le temps est venu de vous avouer quelque chose : les gens n'ont pas voté pour vous parce qu'ils vous aimaient. Les gens ont voté pour vous parce qu'ils étaient obligés. A la veille du 10 juin : dans les rues, les maisons, les bureaux, les gens hochaient la tête et se demandaient vraiment qui ils allaient pouvoir choisir parmi ce catalogue de nuls, de klettes, de nouilles, d'opportunistes agressifs, de carriéristes sans charisme, de mal fringués, de gros types à l'élocution problématique, de petits nerveux en pleine tendinite de l'ego, de semi-hystériques, de semi-mafieux, de cyniques, de je-m'en-foutistes, de ratés de tout le reste, de fils à papa, d'experts comptables en décrochage professionnel, d'entrepreneurs en faillite frauduleuse, de sinistres, de pas lavés, de faux gentils, de vrais méchants... Les Leterme, De Crem, Reynders, Milquet, Michel, De Wever, Maingain, Wathelet, Bacquelaine... Cette morbide collection de nevrosés qui nous gouvernent avec leurs troubles anxieux, leurs troubles dissociatifs, leurs troubles psychosexuels, leurs troubles obsessionnels compulsifs. Et en plus, ils sont tous... si moches.

Cette élection, à tout le monde, ça a un peu fait l'impression d'un de ces mariages forcés que l'on organise dans des pays très loin d'ici. C'est comme si on avait été une jeune fille devant choisir entre le vieux marchand qui pète au lit ou l'arrière-cousin qui ne se brosse pas les dents. Bande de cons, vous n'avez rien gagné du tout. Si c'était possible, on reprendrait nos voix et on ne les donnerait qu'après les négociations, à ceux qui auraient su être un peu intelligents, un peu sobres, un peu humains. Mais non, donner c'est donner, reprendre c'est voler.

Vous aviez un chouette petit pays, pas très grand, mais bien équipé de voisins plutôt sympas, bien situé, avec la mer, avec la forêt, avec pas trop de charges. Vous aviez une chouette petite population, pas parfaite-parfaite, mais en gros, ce n'étaient pas des talibans non plus, c'étaient pas des Contras, c'étaient pas des Tigres Tamouls. Une petite population de fabricants de pralines, de marchands de kayaks, de chanteurs à texte, de comiques parfois drôles, de stylistes un peu punks, de postiers plutôt polis, de sportifs en minijupe, de flics à moustaches, des tas de gens prêts à travailler plus, à gagner toujours moins et à ne pas dire grand-chose. Une petite population qui mélange le goût des mandarines à celui des spéculoos. Une petite population qui n'a rien contre l'Eurovision ni les horodateurs. Une petite population qui rend visite à ses grands-parents le dimanche pour boire un café après le chicon gratin. Une petite population de buveurs de bière et de joueurs de kicker. Une petite population qui emmène ses enfants à Plankendael au printemps et à Paradisio en hiver..., comme ça, sans ennuyer le monde, en VW Touran.

Une petite population prévoyante qui a quelques euros sur un compte épargne et une concession au cimetière. Une petite population qui est plutôt toujours d'accord et, en gros, une petite population qui ne veut pas d'histoires. Et vous, bande de cons, tout ce que vous trouvez à faire, ce sont ces petites réunions où l'on tourne encore plus en rond que sur un circuit Märklin; ce sont ces petits comités aussi stériles qu'un champ de patates à Tchernobyl; ce sont ces petites réactions à chaud qui me rappellent les crises de mon chat quand il n'aime pas la marque de ses croquettes; ce sont ces airs de petits tribuns en solde; ce sont ces grands chevaux sur lesquels vous montez et qui seront toujours comme ces petits poneys tristes de la foire du Midi. Tout ce que vous trouvez à faire, c'est de vous tirer dans les pattes pour gagner une floche qui vous donnera droit à un tour gratuit sur ce manège sinistre que vous appelez "politique".

Bande de nuls ! Alors moi, j'ai eu une idée : une grève, une vraie grève, une bonne grève, une grève de tout le monde, tant que la politique belge ressemblera à une conserve de rollmops : les enfants n'iront plus à l'école, les femmes enceintes n'accoucheront pas, les déménageurs ne déménageront pas. Navetteurs, ne navettez plus. Alcooliques, n'alcoolisez plus. Chauffeurs, ne chauffez plus. Pilotes, mécaniciens, traiteurs, bouchers, pêcheurs, éboueurs, esthéticiennes, taxidermistes, strip-teaseuses, scaphandriers, géomètres experts, fleuristes, tradeurs, opticiens, huissiers, substituts, gourous, préfets, trésoriers, banquiers, infographistes, ajusteurs, analystes-programmeurs, techniciens hotline, proxénètes, dealeurs, animateurs, orthodontistes, urologues, animateurs socioculturels, fossoyeurs... Et tous les autres... Total stand by. On arrête tout... Et vous verrez que dans trois jours, ils feront moins les malins."

22:57 Écrit par supertimba dans Ras le bol | Lien permanent | Commentaires (5) |  Facebook |

18/11/2007

Careful the beverage you’re about to enjoy is extremely hot

Ah mais où donc était passée supertimba, se demande le bon peuple!(Non ne hurlez pas tous en même temps).

Non supertimba  n’était pas en train de régler l’insoluble et profondément risible problème belge et supertimba n’avait pas enfin pris cet allez sans retour pour new delhi ou tokyo pour fuir ses illusions perdues.

Supertimba était aux stazen.Encore me direz vous ?Mais oui c’est le fait de bosser pour une boite amerloque, that’s all folks.

Et cette fois ci c’était pour apprendre ZE Management. Comment être un leader, comment vendre, comment reconnaître les styles sociaux de ses interlocuteurs, comment résoudre des conflits, comment déléguer le boulot et atteindre son seuil d’incompétence(voir principe de Peter).Eminemment utile !

Rassurez-vous cette fois je me suis bel et bien habituée aux toilettes à l’américaine, aux pubs pour le prozac et autres remèdes de bipolarité (si si), à la fast food mania et j’ai avalé la nourriture insipide sans broncher , l’esprit ailleurs avec des questions du genre : »suis-je faite pour être un leader ».Ils m’ont eu je vous dis ! et l’absence flagrante de bogossité ambiante n’a fait qu’accroître mes atermoiements internes.

Qu’ai-je retenu de ce séjour ?Les 13 secrets du management ?un carnet d’addresses rempli à ras bord ?Des problèmes gastriques due à l’ingestion de nourriture non identifiée ?

Que nenni !

La tendance très infantilisante qu’ont les entreprises américaines de vous prévenir de tout ce qui peu vous arriver.Ok c'est pour se prémunir contre les procès me direz-vous mais c'est encore plus grave alors.

Attention si vous marchez vous pouvez vous casser la gueule, attention vous pouvez vous étranglez avec un verre d’eau, attention ce hamburger est une atteinte à votre dignite d'omnivore (heu non ça par contre..).

Par exemple en buvant votre (insipide) café :

sbcup-lg
Curieusement, rien mais absolument rien sur les clopes, même pas en police de 8, blanc sur fond blanc...

 

23/10/2007

Le fameux modèle belge.

Extrait savoureux de la semaine infernale, sur les ondes de la RTBF radio:

La vache, ils l'ont échappé belle au Liban, au Kosovo et dans les territoires occupés de Cisjordanie et de Gaza... Vous imaginez qu'en plus de la violence et de l'instabilité dont ils sont les victimes, on a voulu durant des années leur imposer... le modèle belge. Comme si ces pauvres gens n'avaient pas assez souffert. On leur a vanté le subtil rapport d'amour/haine entretenu entre les deux communautés. L'équilibre complexe et la superposition des niveaux de pouvoir. On leur a fait miroiter les charmes du brol et du bric-à-brac institutionnel. On leur a même envoyé nos démineurs, telle la métaphore du caractère explosif mais sous contrôle de notre situation. On leur a expliqué le fonctionnement des fusibles communautaires. L'importance des Diables rouges dans le sentiment de cohésion nationale. La nécessité, pour maintenir l'ordre public, d'avoir simultanément une championne de tennis dans chaque partie du pays. On leur a même expliqué que la Belgique c'était comme l'humour de Marc Herman : c'est insupportable, mais ça marche !

Le modèle belge : un truc en kit à monter soi-même, qu'on était prêts à livrer dans le monde entier, avec dans le sachet le nombre de vis nécessaires et un plan de montage dans lequel Herman De Croo expliquait la marche à suivre.

Aux habitants de Belfast, on a dévoilé les secrets de la fabrication des manons de chez Léonidas. Aux Beyrouthins, on a raconté comment, pour devenir belge alors qu'on l'est déjà, il faut pouvoir prouver qu'on a d'abord été chinois, puis britannique. Aux habitants de la Krajina, on a expliqué comment les plus grands écrivains francophones étaient flamands et comment les politiciens flamands les plus radicaux avaient souvent des parents wallons. On a parlé du Gordel aux Libanais, en leur expliquant que c'est avec des vélos qu'ils auraient dû faire le siège du camp de Nahr al-Bared. On a exhorté les Rwandais à prendre exemple sur la non-violence avec laquelle on supportait les chapeaux de la Reine Fabiola, les abribus JC Decaux, les tarifs Belgacom et les malversations de Georges Dumortier... Et voilà que par un curieux retour de flammes, on a de plus en plus l'impression que c'est le modèle libanais qui s'impose à nous. L'autre jour, je suis passé avenue de Brocqueville. Il y avait tellement de drapeaux pendus aux fenêtres que j'ai pensé que c'était l'enterrement de Rafiq Hariri ! Je ne voudrais pas faire du catastrophisme, mais on se demande si ce n'est pas chez nous que les casques bleus risquent d'avoir à se déployer, entre la drève de Bonne Odeur et la chaussée de Louvain. Avec un checkpoint sous le viaduc Herman Debroux et les forces d'interposition de la Minuc garantissant l'accès des francophones au musée de Tervuren.

Moi je vous dis, si ça continue, on va avoir besoin d'observateurs irakiens lors des prochaines élections régionales, en échange, on leur expliquera comment voler de nuit à la SNCB, 2,5 km de câble en cuivre sous tension. Cisailler du câble sous tension ! Même les kamikazes du Hezbollah risquent d'en rester comme deux ronds de flan ! En plus, depuis que Didier Reynders a assimilé le passage en force flamand sur la scission BHV à "une bombe atomique", on s'attend à des rétorsions de la part de l'AIEA (l'Agence internationale de l'énergie atomique). Mohamed ElBaradei à Val Duchesse, ce n'est plus de la science-fiction.

Ah, le modèle belge ! Avec ses compromis, ses transferts de compétences, ses petits marchandages, son Axel Merckx, son Annie Cordy...

Tiens, j'ai lu qu'après quatre ans de prison, Bertrand Cantat pourrait déjà bénéficier d'une libération conditionnelle. Comme quoi, c'est peut-être la solution. Plutôt que de vanter cet improbable modèle à la belge, tapons-nous une bonne fois sur la gueule et retrouvons-nous dans quatre ans.

 

12:38 Écrit par supertimba dans On nous cache tout on nous dit rien | Lien permanent | Commentaires (4) | Tags : belgique |  Facebook |

26/09/2007

Plus de 100 jours sans gouvernement en Belgique: birmans/belges même combat?(vu par Kroll)

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24/09/2007

Bloguons utile:pour améliorer la condition des detenus mineurs au Maroc

bloguonsutilefrancaisBen oui ,je m'y suis mise moi aussi à ce collectif de blog utile pour la défense, la protection et la réinsertion des détenus mineurs.Pourquoi?

  • Parce que j'ai toujours cru dans les gonzesses de mon pays natal ,j'ai toujours pensé que le salut viendrait des nanas et que la fondatrice de L’association des amis des centres de réforme et de protection de l’enfance(AACRPE),  Assia EL OUADIE est une femme de poigne et de caractère comme je les aime.
  • Parce que c'est bien de se passionner pour prison break et le regard d'azur de scofield mais les regards des mineurs derrières les barreaux dans nos prisons n'ont guère trouvé de prime time pour s'exprimer.
  • Parce qu'un gamin de 12 ans dans une prison en surreffectif éternel c'est tout bonnement insupportable

Trève de bavardages, voici quelques infos sur l'association:

L' association des amis des centres de réforme et de protection de l’enfance a été créée le 15 mars 2001 par Assia El Ouadie dans le but d’apporter l’aide nécessaire pour améliorer les conditions de détention et de réinsertion des jeunes détenus.

L’association a pour objectif de mener toute action permettant la préparation à la  réinsertion des jeunes détenus, notamment :

  • Assurer leur assistance juridique et judiciaire ;
  • Contribuer à l’hygiène et à la santé des jeunes détenus par l’acquisition d’équipements médicaux et la mise en place de cellules médicalisées et l’appel aux médecins bénévoles qui viennent régulièrement soigner les jeunes détenus. (Toutes les initiatives de médecins bénévoles sont les bienvenus)
  • Mobiliser les moyens pour assurer un soutien psychologique aux détenus ;
  • Participer à leur éducation  en mettant en place des cours d’alphabétisation  et un centre de formation professionnelle;
  • Organiser des activités culturelles et sportives à travers l’organisation d’évènement artistiques et l’aménagement d’espaces sportifs et de loisirs
  • Aider à la sensibilisation et à la formation des fonctionnaires de l’administration pénitentiaire

L’association organise une soirée de soutien le 28 septembre prochain au Hyatt Regency pour une  collecte de fonds destinée à finir la construction de nouvelles cellules.

En effet, ces travaux résoudront les problèmes de sureffectif, de promiscuité et de manque d’hygiène et permettront une amélioration sensible des conditions de vie des détenus. Vous pouvez encourager, si vous le désirez, à la vente des tickets en donnant ces contacts:

-Fatim Zohra Ammor 061 07 41 74  et Meriama Fadli 061 23 84 88.

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10:45 Écrit par supertimba dans nostalgie dial el blad | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : bloguonsutile |  Facebook |

17/09/2007

10 reasons why i don't like spending Ramadan in "the heart of Europe"

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Ramadan in “the heart of Europe” (la Belgique pour ceux qui auraient mal compris)est une expérience unique et solitaire en ce qui me concerne : peu de musulmans chez mes collègues d’où un certain sentiment de Robinson crusoé sans même un Vendredi pour écouter ses délires.

On a l’occasion de réellement éprouver sa foi ici car il n’y a ni faux fuyants ni horaires aménagés ni mauvaises excuses pour couper court à toute tentative de travail sérieux

Voici les 10 raisons pour lesquelles je préférerai  le passer au chaud au Maroc avec d’autres « mremdnines » qui me comprendraient , ne serait-ce que pour la fameuse "ambiance"!

  1. L’haleine de chameau en solitaire :il suffit de prendre les ascenseurs dans les tours de verres coutumières des consultants pour se rendre compte qu’il faut éviter de sourire, parler , murmurer ou émettre le moindre borborygme tant le gaz qui s’échappe de ma bouche à jeun peut sans problème être considéré comme un résidu de la première guerre mondiale.
  2. L’après midi hypoglycémique  et sans clopes :en général les hallucinations commencent vers 3h de l’après-midi où j’ai envie d’assassiner sauvagement à coup de sabre(très peu ramadan attitude cette violence)tout ceux qui se promènent avec une tasse de café ou une pomme à moitié croquée sans parler des fumeurs !.Il m’est arriver de discuter avec des collègues tout en imaginant un poulet rôti à la place du planning Excel rédhibitoire à discuter et de sentir la fumée d'une clope mal éteinte à plus de 100m.
  3. le supplice du matin sans café où tout le monde se demande si j’ai eu une nuit tellement agitée que le mot bonjour a l’air d’un dialecte albanais médiéval quand je le prononce( à peine)
  4. l’autre supplice du déjeuner avec collègues pendant que je feins un stoïcisme de bon aloi et totalement mensonger face aux sandwichs, salades et autres joyeusetés qui font l’ordinaire  peu reluisant du consultant affamé. Sans parler des « events » avec « walking buffet » où en général je ne walk rien du tout épuisée par la vue des bouchées yakitori et des roulés au chocolat.
  5. l’impossibilité de prendre le ramadan comme excuse justement :ici il est question de conviction et de choix personnel. Si je fais mal mon boulot je ne pourrai absolument pas puiser dans la sacro-sainte réserve d’excuses marocaines qui fait que l’on a envie de se transformer en sérial killer dès qu’on a affaire à l’administration de mon cher pays natal en ce mois sacré
  6. l’absence de programmes spécial ramadan à la télé : hé oui pas de série débile, pas de sketches ramadaniens, pas d’émissions religieuses,pas de « chhiwates » avant ftour et pas de feuilleton digestif après ftour. Dur. Surtout l’indispensable feuilleton digestif, quel que soit sa nationalité. Oui je sais je devrais investir dans une parabole prochainement.
  7. Pas de muezzin dans mon petit village pour sonner la fin du jeune(très long cette année !de 5h20 à 20h environ) :il faut imprimer des horaires à partir d’un des nombreux sites islamiques qui pullulent maintenant sur la toile et se faire sa propre petite chorale de fin de journée. A moins de changer sa sonnerie gsm :mwais un peu trop ostentatoire !
  8. Pas d’orgie de nourriture : le ramadan en solitaire fait qu’on n’ pas forcément envie de préparer une montagne de rghaifs,beghrir, batboutes, halwa en tout genre. Une petite harira avec des dattes me suffit. En ce sens on retrouve réellement l’esprit du ramadan et on évite l’indécence côté bouffe
  9. Pas de soirées de taksar à n’en plus finir : hé oui parce que le lendemain on bosse normalement avec des horaires normaux(c’est à adire pour un consultant sans horaire, sans heures sup et sans réelle fin de journée).Je me vois mal me faire porter pale parce que j’ai eu quelques parties de Rami agitées.
  10. Pas de jour férié à l’aid : en général j’ai toujours un délivery important ou une tuile qui m’empêche de prendre congé ce jour là. Je passe alors la journée dans un open space quelconque en rêvant de beghrir et de mousse de thé à la menthe.

 

Le pire pour les filles _et là on aborde un sujet tabou : ce sont les règles pendant le ramadan. Quand la moitié de la planète sait que vous jeûnez et quand votre drapeau rouge mensuel est brandi il est parfois dur d’explique pourquoi on a le droit de manger. Plusieurs solutions s’offrent alors : les toilettes, les parkings, les caves. Aucune n’est réellement convaincante ceci dit.

Bref vous l’aurez compris :Ramadan in « heart of europe » c’est compliqué !

 

16:07 Écrit par supertimba dans lost in translation | Lien permanent | Commentaires (11) |  Facebook |

25/08/2007

Nihonmania: arigatou yoko kanno!

A l’heure où la Belgique s’entre déchire entre néerlandophones et francophones et que l’avenir de ce pays en tant qu’union semble de plus en plus en menacé(cf www.lalibre.be pour les détails), j’ai décidé de poster un coup de coeur musical au lieu d’essayer de vous expliquer les méandres de la politique belge et le pourquoi des volontés de scission de la flandre.

C’est le dernier post de l’excellent label ash qui m’y a fait penser.

Ceux qui me connaissant savent que je suis nippophile et asiatophile à l’extrême : quand je ne suis pas plongé dans un manga ou dans un roman nippon torturé, je matte des dramas et des films asiates à volonté.

Aujourd’hui je vous fais partager mon coup de cœur pour yoko kanno, grande compositrice japonaise devant l’éternel capable de passer du jazz à l’électrop pop tout en créant des morceaux a capella planants bjorkiens:un must pour tout nippophile qui se respecte !

Très hétéroclite elle n’est jamais là où l’attend et cest pour ça qu’elle est unique.

Mes morceaux préférés restent sans doute ceux de l’ost de « COW Boy Beepop » un classique de l’animation japonaise avec un scenario et une musique qui sont restés dans les annales.

Pour les manga et anime addict avertis sachez que c’est elle qui a composé les musiques de Rahxephon,ghost in the shell( la série pas le film), lodoss wars, escaflowne et j’en passe.

Un petit tout sur le site de la dame vous en apprendra plus.

 

Je vous laisse avec l’ouverture du génial « Cow boy beepop » : Tank ! et celle très différente de l’anime non moins génial « Ghost in the shell standalone complex » : inner universe »

(une version du générique cowboy beepop où l'on voit réellement le space cowboy himself se trouvant ici:

http://www.youtube.com/watch?v=Obx0VDOf99A)

 


19:35 Écrit par supertimba dans nihon jin dayo | Lien permanent | Commentaires (9) |  Facebook |

02/08/2007

Le zéro et ... le mythe infini

Tu as traîné ce mythe comme une valise marocaine boursouflée de zmagri en mal du pays pendant des années.

Tu y a cru comme tu avais cru aux princes charmants, aux coups de foudre, aux gentleman farmers qui laissent entrer les dames d’abord et à l’ersatz de famille idéale de la petite maison dans la prairie.

Tu te revoyais faire le serment de « meilleures amies du monde » sous le jacaranda du lycée et tu regardais défiler  comme dans un vieux film en noir et blanc vos après-midi insouciantes passées à mater des mangas, apprendre par cœur des feuilletons tire-larmes idiots et réciter des chansons d’amour pour midinettes.

 C’était beau comme une photo sépia.

Et puis vos chemins sont devenues parallèles , elles étouffées par les carcans de « bent ennass », n’osant pas lever un cil sans la bénédiction de leurs mères, pressées de reproduire le schéma indestructible de maison/mari avec pedigree/bonnes/club de gym-/qu’en dira-t’on.

Toi qui prenais le large à la recherche d’un moi insaisissable dans un pays qui ne laisse pas la place à l’individualité.

Adieu les romans écrits à  3 mains en cachette au cours de français avec des héroines sauvages et improbables.

Adieu les rêves de tour du monde en sac à dos destination madras ou saigon.

Tu t’es rendu compte que tu ne pouvais pas leur parler de sexe ni de couple en dehors du politically correct, ni de tes pauvres tentatives d’écriture. C’est là que tu as su que c’était fini : toi en éternel peter pan, elles déjà dans l’adulte-attitude.

Discuter poésie à l’aune de la réalité du metre carré casa-rabat avec nourrison à pondre te semblait hautement hypothétique.

Parler d’orgasme clitoridien à celle qui n’ose toujours pas regarder un mec dans les yeux  te paraissait déplacé.

Tu les croises de temps à autre sur msn pour parler de chose anodines, insignifiantes, jamais de ce qui fait mal .

Tu t’es surpris en exil à faire des castings de meilleure amie sans le reconnaître.

Les blondasses du bureau en talons aiguilles et tailleurs serre-faim qui te bassinaient le crane de week-end à knokke et de lofts bruxellois.

Les gonzesses avachies de la piscine qui dissertaient des heures durant des grippes de leurs schtroumpfs bien aimés et des repas rapides en 30 mn chrono juste avant la série américaine prime time

Les esthéticiennes et coiffeuses au gloss rutilants qui te hurlaient leur passion pour Celine Dion en te gavant de conseils pour raffermir les pores.

Les ménagères éreintées, matadors des supermarchés  chevauchant leurs  caddies en gueulant « kevin «  à pleins poumons.

Tu rentres chez toi ,tu allumes ta becane et ta clope pour errer sur les forums de geeks  et tu avales ta rage en écoutant de la pop rock en mandarin.

 

Alan kuo :ling(zero)

21:23 Écrit par supertimba dans Tout et rien à la fois | Lien permanent | Commentaires (9) |  Facebook |

31/07/2007

La virginité ma mère!

Tu te souviens encore du jour où tu l’as perdu avec ton grand amour: timide ,effrayée, tremblante, tu fermais les yeux comme si le loup était dans ton lit. C’était une belle soirée d’été, la fenêtre était ouverte, tous tes sens étaient aux aguets, la brise caressait vos corps alanguis.

Son corps était doux et chaud, il te murmurait des mots rassurants , amoureux pour te dire que le désir était naturel , que tu n’aurais pas mal  et tu te livrais, surprise et intriguée par ton corps qui réagissait instinctivement comme si tu avais attendue toute ta vie cet instant.

Un éclair est passé entre tes cuisses, quelques gouttes de sang minuscules, insignifiantes puis une vague de plaisir soudaine qui t’a bouleversée.

Et tu te souviens encore de tes pensées entre deux respirations haletantes : tout ça pour ça !

Toutes ces années de frustrations, tous ces corps males frôlés et craints à l’adolescence, ces étranges sensations aux creux de tes reins que tu cherchais à fuir, ces garçons que tu évitais de peur d’aller plus loin que les premiers baisers ; ton trouble quand tu voyais leurs jeunes muscles bouger sous leurs corps bronzés, tes questionnements sans fin quand à la schizophrénie des meurs  ambiante.

Tu as pleuré et ri en même temps.

 Ri parce que tu te rendais compte de l’étendue de la mascarade, cette peur de l’ogre ancestrale qu’on t’avait inculquée dès l’enfance, le male dans toute sa splendeur que tu te représentais sous les traits d’un moustachu grimaçant  assoiffé de femelles, ces règles de hchouma d’un autre age que toutes les jeunes filles de bonne famille se devaient de respecter, ce mot amour qu’on ne prononçait jamais ou si peu car même en darija il ne passait décidément pas.

Pleuré parce que tu sentais déjà planer l’odeur des regrets, toutes ces années de jeunesse gaspillée pendant que tu associais les mots mal et faire l’amour, tous ces jeunes gens aux lycée que tu admirais de loin mais que tu n’encourageais jamais, ta sensualité bridée que tu camouflais soigneusement sous des oripeaux de jeune fille modèle trop couverte, tous ces étés de liberté où tu sentais leurs regards sur ton jeune corps mangé par le soleil et où tu t’autorisais à peine un baiser, ces nuques aux boucles brunes rongées par le sel où tu rêvais de passer les doigts , doucement, infiniment.

La virginité ma mère !Un mythe dérisoire de plus dont tu t’es débarrassé pendant l’exil :combien d’autres faux-semblants faudra-t’il  jeter avant de te découvrir réellement …

10:45 Écrit par supertimba dans Tout et rien à la fois | Lien permanent | Commentaires (6) |  Facebook |

03/07/2007

Vive hoba hoba!!!!!

AAAAAAAAAAAah pour ceux qui ne connaissent pas encore houba houba spirit, sachez que c'est le groupe du trublion de tel quel, le délicieux zakaria boualam alias reda allali.Pour leur parler vrai, leur passion, leur energie sur scène je vous invite à aller sur leur site myspace http://www.myspace.com/hobahobaspirit
Et pour ceux qui décidement n'en ont jamais entendu parler voilà un de leurs tubes: bienvenue à casa.Parce qu'à casa la nuit, tous les hnoucha sont gris, pardi!!Une interview interessante d'Arte sur l'irremplacable émission "Tracks": un must.Houba a réussi à définir à lui seul tout le malaise de la jeunesse marocaine: on n'est pas chez nous, on habite chez nos parents!BLAD SCHYZO!

22:04 Écrit par supertimba dans elle est pas belle la vie? | Lien permanent | Commentaires (13) |  Facebook |

25/06/2007

Carpe diem..heu demain?

A 13 ans j’ai reçu un choc cosmique.

Non je vous vois venir, je n’ai pas  été enlevé par les extraterrestres et je ne me suis pas infiltré en catimini à la NASA pour pousser sur un tas de boutons bleu, rouges et vers(quoique de nos jours..)

Je n’étais pas non plus figurante sur ET derrière une Drew Barrymore pas encore affadie.

Non ma prof d’anglais fut la responsable de ce choc en nous projetant dans la langue de Shakespeare «  le cercle des poètes disparus ».

Non que ce film soit le chef d’oeuvre du siècle(je n’avais pas encore vu la trilogie honk-hongaise de « infernal affairs »)mais son message avait chambardé mon petit monde.

En dehors de l’apologie de la poésie et des destins tragiques ses protagonistes (y a quand même un suicide) propices à enflammer l’imaginaire d’une adolescente post)pubère, ce film proclamait qu’il fallait profiter du jour présent !carpé diem !Moi qui menait une existence bonne élève, faite de devoirs et de goûters programmés à heures fixes , j’en était chamboulée !

C’est qu’au même moment, mon prof d’arabe nous serinait » la toajile amala al yawmi il ghad » : ne reporte pas à demain ce que tu peux faire aujourd’hui. Message également véhiculé par ma fidèle « majallat majid» un magazine de droite pour enfants arabophones en mal de lecture , encouragés à trouver d’autres héros plus représentatifs que Candy.

 

Dès lors un stress intense s’empara de ma petite personne :comment concilier la lecture d’Asterix chez les corses » avec une rédaction en arabe sur un match de football ?Comment admirer pendant des heures le bellâtre inaccessible du lycées tout en résolvant ses équation du second degré ?fallait-il bûcher la recette du cake au citron au lieu de s’absorber dans ses fiches de lectures ? Chaque minute sans plaisir me semblait irrémédiablement perdue et je me voyais déjà ruminant des regrets à soixante balais en serinant « carpe diem » à mes petits-enfants.

Comment faire pour que chaque minute soit intensément vécue et que l’on ait aucun regret le soir venu tout en s’acquittant de ses corvées journalières?

Eminemment dramatique  !

J’avais déjà des réflexions à la calvin & hobbes sans le savoir(et sans pour autant m’inventer une enfance fictive, je vous renvoie à cette excellente BD)

 

Aujourd’hui encore cette dualité me poursuit.

Et pourtant je mène une existence des plus honnêtes= un crédit immobilier sur 25 ans, un boulot dans des tours de verre avec des vrais morceaux d’Excel  dedans et je me prépare mentalement à pondre une descendance qui polluera autant sinon plus que moi cette chère planète asphyxiée

Et pourtant le doute m’assaille quotidiennement : et si je larguais tout pour un voyage autour du monde (autour de l’Asie serait plus juste) ?Et si je m’enfermais pendant 1 an pour pondre un livre ?

Et si  j’envoyais balader le crédit immobilier pour habiter une yourte mongole ou un bus anglais ?

Et si j’interrompais le mode slideware pour me télécharger un petit Drama coréen vite fait ?

Et si je faisais du pain maison plutôt que le planning projet ?Et si j’abandonnais ce conf call de 3 heures pour aller apprendre une danse indienne traditionnelle ou le japonais en accéléré?

Il va de soi que pour certains dilemmes la solution est simple.

 

Ce n’est qu’il y a quelques années que j’ai compris le vrai sens du carpe diem, qui n’est en fait pas du tout antagoniste du fameux « la toajil amala etc.. »

C’est en quelque sorte un idéal de zénitude et de paix intérieure où chaque journée serait propice à l’épanouissement, épanouissement qui ne passe pas forcément par la case « je me fais super plaisir en matant un Drama japonais avec des crackers au wasabi » mais plutôt par « j’ai le sentiment d’avoir découvert/fait/accompli quelque chose de valorisant et j’ai osé le faire maintenant, présentement, aujourd’hui , ahora, today  sans attendre 60 piges ».Tout dépend de ce qu’on met dans le fameux adjectif valorisant  bien évidemment, pour certains ce sera enrichir un peu plus une multinationale quelconque, pour d’autres ce sera aider un petit vieux dans un métro surchauffé, d’aucuns auront enfin découvert le bonheur de lire un bouquin qui leur ouvrira de nouveaux horizons. Personnellement je range les dramas japonais dans la catégorie vaorisante aussi vu la vision du monde totalement différente qui y est exposée(trop facile je sais J)

 

Le vrai carpe diem n’est pas forcément individualiste et ne sombre pas inévitablement dans l’hédonisme futile., mais notre cerveau bercé par la société de consommation nous laisse souvent croire le contraire. Je le rapprocherai plus d’un « connais toi toi-même socratique » que d’un « sois heureuse avec ta paire de jimmy choo dans ton 4*4 plus polluant tu meurs » paris-hiltonien.

Reste que le carpe diem est un véritable défi au quotidien :se coucher le soir sans rien regretter de sa journée ou en ayant le sentiment d’avoir touché ses rêves de près n’est pas un exercice facile. Ronsard et sa rose l’avaient compris depuis belle lurette.

Notre existence moderne est faite de compromissions misérables et de résignations sociales qu’il est dur de secouer : cueillir la rose du jour relève parfois de la haute voltige. Chaque seconde qui se dandine appartient déjà au passé, vulnerant omnes ultima necat, disent-ils.

Vivre ses rêves plutôt de que de rêver sa vie : cette maxime me hante au quotidien.

Et vous ? de quel côté est vous ?

 

Sur le même thème,je vous laisse avec ce poème de Quenau, souvent plus connu grace à l’interpretation brillante de Juliette Greco :

 

Si tu t'imagines


 

Si tu t'imagines
si tu t'imagines
fillette fillette
si tu t'imagines
xa va xa va xa
va durer toujours
la saison des za
la saison des za
saison des amours
ce que tu te goures
fillette fillette
ce que tu te goures

Si tu crois petite
si tu crois ah ah
que ton teint de rose
ta taille de guêpe
tes mignons biceps
tes ongles d'émail
ta cuisse de nymphe
et ton pied léger
si tu crois petite
xa va xa va xa va
va durer toujours
ce que tu te goures
fillette fillette
ce que tu te goures

les beaux jours s'en vont
les beaux jours de fête
soleils et planètes
tournent tous en rond
mais toi ma petite
tu marches tout droit
vers sque tu vois pas
très sournois s'approchent
la ride véloce
la pesante graisse
le menton triplé
le muscle avachi
allons cueille cueille
les roses les roses
roses de la vie
et que leurs pétales
soient la mer étale
de tous les bonheurs
allons cueille cueille
si tu le fais pas
ce que tu te goures
fillette fillette
ce que tu te goures.

Raymond Queneau (1903-1976)
L'instant fatal (1948)


 

 

15/06/2007

A Moi Procuste!

Ah j’ai reçu le fameux questionnaire de procuste de « une marocaine »(http://monagora.hautetfort.com)

Dur de délimiter ses lecture, sachant que je ne passe pas une journée sans un bouquin quel qu’il soit et que j'ai horreur des classements, des top 10, top 50 et j'en passe.

Et puis j'ai tellement de bouquins que depuis que j’ai déménagé je n’ai pas encore déballé toutes mes caisses de livres !Sans parler de ceux que j'emprunte à différentes bibliothèques.

Quelle injustice de ne retenir que quelques noms alors que je dois à des centaines d’écrivains mes heures les plus belles : auteurs japonais, indiens, arabes, français, anglais, américains , russes peuplent tous ma ma mémoire et mon cœur de souvenirs impérissables

Mais qu’à cela ne tienne , prêtons-nous à l’exercice sur le pouce et sur le temps de midi !

Les 4 livres de mon enfance :

  • Toutes les Majalat majid (si si j'avoue)
  • Tous les "El maktaba al hadita"(vous savez ces petits bouquins pas chers en arabe, qui se vendaient dans les librairies marocaines et chez les bouquinistes)
  • Les misérables, Victor Hugo:Je dois mes premières larmes littéraires à Cosette et je me souviens encore que je mangeais du pain d'orge fait maison avec du thé à la menthe quand j'ai commencé l'oeuvre.
  • Le petit prince, Antoine de Saint Exupéry: la poésie à l'état pur, j'ai été en état de grace à la première lecture.
  • Tous les livres de la comptesse de ségur: gnan gnan mais étape formatrice de l'enfance !

Rho il y a aussi agatha christie, alice detective (bibliothèque verte!), le petit chose de Daudet, tous les asterix et tintin et .. ok ok je me calme

Les 4 écrivains que je relirai encore et encore :

  • Umberto Eco
  • Boris Vian(mon héros absolu devant l'éternel)
  • Victor Hugo( on ne peut pas résister à l’auteur du célèbre poème« demain dès l’aube à l’heure où blanchit la campagne, je partirai, vois-tu je sais que tu m’attend »)
  • Driss Chraibi

Evidemment ill y en a une pléthore mais c'est ce qui me vient à l'esprit à cet instant t précis.

Les 4 écrivains que je ne lirai probablement plus jamais :

  • Paolo Coehlo
  • Frederic Beigbeider
  • Amelie Nothomb
  • Marc Levy(je ne sais pas si on peut le classer dans les écrivains ceci dit)

Les 4 premiers livres de ma liste à lire et à relire :

Rhoa trop dur !Je vais aller dans le registre surréaliste et fantastique pour changer un peu !

  • L’écume des jours, Boris Vian
  • 1984, George Orwell
  • La métamorphose, de Kafka
  • L’une des meilleures œuvres de science fiction que j’ai lu jusqu’à maintenant: Les cycles Hyperion/Endymion de Dan Simmons
  • La société du spectacle, de Guy Debord(bon ok j’ai triché, ça fait 5 !)

Mais sinon j’emporterai aussi :

« Svastika » ou » la confession impudique »de Junichirô Tanizaki

« Les fleurs du mal » Baudelaire

« Les misérables »Victor hugo

La série des inspecteurs Ali de Driss Chraibi

Ou zid ou zid htal sidi bouzid ! Cet exercice est inhumain !

Les 4 livres que je suis en train de lire :

  • “ L’orientaliste “de Tom Weiss
  • « Show business » de Shashi Taroor
  • « Pains gourmands » de Richard Berthinet(ben oui je lis des bouquins de cuisine aussi)
  • « Les nouveaux penseurs de l’islam » de Benzine

Les 4 livres que j'emmenerai sur une île déserte :

Hmm dur dur !

Les fleurs du mal , Baudelaire

Les misérables, Victor Hugo

Tous les bouquins de Driss Chrabi

Tous les poèmes d’Omar Khayam

Tous les Junishiro Tanizaki

Réflexion faite j’emmènerai ma bibliothèque avec moi !

Les premiers mots d'un de mes livres préférés :"1984 ";George Orwell

It was a bright cold day in April, and the clocks were striking thirteen. Winston Smith, his chin nuzzled into his breast in an effort to escape the vile wind, slipped quickly through the glass doors of Victory Mansions, though not quickly enough to prevent a swirl of gritty dust from entering along with him.

The hallway smelt of boiled cabbage and old rag mats. At one end of it a coloured poster, too large for indoor display, had been tacked to the wall. It depicted simply an enormous face, more than a metre wide: the face of a man of about forty-five, with a heavy black moustache and ruggedly handsome features. Winston made for the stairs. It was no use trying the lift. Even at the best of times it was seldom working, and at present the electric current was cut off during daylight hours. It was part of the economy drive in preparation for Hate Week. The flat was seven flights up, and Winston, who was thirty-nine and had a varicose ulcer above his right ankle, went slowly, resting several times on the way. On each landing, opposite the lift-shaft, the poster with the enormous face gazed from the wall. It was one of those pictures which are so contrived that the eyes follow you about when you move. BIG BROTHER IS WATCHING YOU, the caption beneath it ran.

Les derniers mots d'un de mes livres préférés :"La nuit des temps", René Barjavel

« Que ce garçon est bête « -dit le père

« Qu’il est beau » dit la mère.

Je passe le relais à najlae et loula.Mes autres bloggeurs préférés ayant déjà fait l'exercice!J'oubliais ! je l'envoie également à jeveuxdevenirjardinier.com

11/06/2007

La rage

Parce qu'on est rentrés dans le moule.

Parce qu'on a plus la rage.

Parce qu'on est déjà rangé dans le bon tiroir.

Parce qu'on a plus la rage de nos 20 ans et qu'on a retourné sa veste en croyant changer le système de l'interieur.

Parce qu'on joue son role avec résignation.

Parce qu'on ne sait pas dans quelle monde la colombe est partie, dit Kenny.

Keny Arcana, elle, elle fait pas semblant, elle a vraiment la rage.

Keny Arcana parle de la rue parce qu'elle la connait, c'est  pas du pipeau du jt de 20h.

C'est du rap, du vrai et c'est suffisamment rare pour être signalé dans un monde où même le rap a été happé par les sirènes du bling bling..

 

04/06/2007

Comment allaiter son collègue de bureau

Hé oui, faut pas croire, nos savants de l'azhar parfois s'ennuient!Et en vrais petits polissons qui s'ennuient, il leur arrive de pondre des fatwas dignes de Kafka, que dis-je digne de Marcel Duchamp himself.Un petit échantillon sous la verve de l'inégalable Zakaria Boualam: pour ma part j'ai falli m'étranger de rire au boulot!http://www.telquel-online.com/274/zb_274.shtml

22:35 Écrit par supertimba dans nostalgie dial el blad | Lien permanent | Commentaires (7) |  Facebook |

07/05/2007

Supertimba (de nouveau) aux pays des cookies géants.

 

300px-CookieThiefHé oui pendant que le match Sego-Sarko passionnait les foules sous –semble_t’il_ toutes les latitudes, même à Pékin, j’avais fui la chaleur  tropicale  belge pour aller retrouver celle du Texas.

Oui le Texas parfaitement.

 

Même que l’aéroport international il porte le nom du père de  l’autre là ; vous savez le président qui se la joue texane tout en étant de la plus pure souche wasp east cost de la mort qui tue.

.

Mais foin de digression.

Tout avait commencé sous des dehors innocents, comme beaucoup d'aventures  qui finissent en gastro-entérites.

 

En séminaire donc  à Houston , Texas, le séjour commençait par un petit déjeuner  dit continental.

Passe encore le succédané de beurre, le pain lyophilisé et le café imbuvable comme seuls les américains savent en faire, oui passe encore car jusque là la nourriture restait identifiable, même le beurre de cacahouètes.

C’est par la suite que les choses se gâtèrent.

 

Au centre de séminaire nous avions droit à deuxième petit déjeuner : hamburgers ( !)tôt le matin, cookies de la taille d’une poêle à cuire et muffins concurrençant les diamètres d’un ballon de football. Il suffisait de mettre le quart d’un cookie géant (une portion plus que raisonnable pour une personne)sur une serviette en papier pour s’apercevoir qu’il serait de bon ton de fuir cette engeance :une large trace de matière grasse suitante auréolant le bout de papier,poussa supertimba vers le rayon des jus de fruits. Aussitôt fait aussitôt regretté après la première gorgée : et pour cause, avec 43 g de sucre pour 100g de liquide la boisson dite « healty » tenait plus du sirop qu’autre chose.

 

De guerre lasse, supertimba se rabattit sur du café au lait pour tomber sur du lait en poudre version 100%cholestérol :huile coco et sirop de mais dans des granulés blancs où le pourcentage en lait tenait sur un point virgule.

Le café noir américain étant au dessus de ses forces, supertimba passa la première demi-journée houstonienne dans un état proche de l’apathie, en ayant l’impression d’être au cœur d’un reportage socio-ethnique.L'attaque du cookie géant!Voilà un film de série Z à faire, après l'attaque de la moussaka géantes!(si si , ça existe , arte en parle très bien iciiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii)

 

Le déjeuneur constitua une autre partie de plaisir pour supertimba : elle passa une heure à fuir les chips et les gobelets de cocas géants qu’on lui tentait diligemment pour chercher des légumes dans le menu.La tache fut rude et découla sur un échec : en dehors d’une vague salsa mexicaine à base de tomates et d’oignons, impossible de se constituer un repas équilibré, le plus dur étant d’identifier ce qu’on mangeait dans l’amas de produits chimiques concaténés. A ibad illah ghir chi mwiticha !

 

Le reste de la journée se passa sans histoires, rythmé par les cookies de la mort, le coca en hectolitres et les chips à tous les étages.

 

Le deuxième jour, nos organisateurs, pensant nous faire plaisir nous avait organisé un diner dans un hotel historique de la ville. Supertimba enthousiaste à l’idée de réléguer les chips , tacos dégoulinant de sauces non identifiés  et autres joyeusetés dans un oubli éternel, s’engouffra dans la salle de restaurant sans coup férir.

Et là et là...Jusque là supertimba croyait que l’huile d’olive s’était internationalisée et qu’il était impossible de rater une salade de laitue+tomates : détrompée sur ces deux mythes, elle préféra passer l’entrée et passer au plat principal sous l’oeil attentif des serveurs-guetteurs.Oui guetteurs, parce qu’il faut savoir qu’aux états unis le signal d’un bon service c’est quand le serveur s’empare de votre assiette comme d’un trophée avant que le reste de la table n’ai fini :malheur à vous si vous détournez un instant les yeux pour observer la décoration du plafond inexistante, votre assiette vous sera soutirée sans autre forme de procès. D’où viennent ces coutumes américaines étranges ?mystère !

Le plat principal comportant des asperges crues et une viande trop cuite, supertimba préféra attendre le dessert. Décision très vite regrettée devant l’ampleur de la catastrophe : le dessert consistait en une tarte aux fruits et au chocolat, glacée aux marshmallows(si si ça existe), une tarte si dure qu’aucun des convives ne réussit à la découper à l’aide d’ustensiles ordinaires .Cette tarte aura sans aucun doute un avenir sur le podium serré des armes de destruction massives mais en attendant supertimba était venue mourant de faim et ressortait dans le même état.

Un comble pour une fille qui faisait son pain tous les week-ends de ses blanches mains.

 

Et c’est là que supertimba eut pitié des américains. Une compassion immense et sincère.

Et là elle ne prend pas en compte les californiens ou autres new yorkais speedés à la sex and the city, non non il s’agit de l’américain ordinaire comme dirait son idole homer simpson. On est gros par défaut aux us , on ne le fait pas exprès : il suffit de se nourrir avec les mets aliens arrosés de coca(faut bien digérer) en rivières pour ne plus passer par une porte non-us. Et c’est après qu’il faut s’en sortir : ah le rude combat pour reconnaitre un céleri d’un poireau et constater enfin qu’il n’y pas que les chips comme garniture.

Il suffit de voir cinq minutes de pub sur une télé us ordinaire pour en sortir tout ébaubi(et je ne parle pas du cable, la télé fera l’objet d’un autre post) : entre deux pubs pour le prozac et les crédits en tout genre, bienvenue aux fried chicken truffées de substances martiennes, à la crème de marshmallows, aux doughnuts doublement glacés, aux barres chocolatées de la taille d’une batte et le panégyrique des 36000 chaines de restauration rapides qui gangrènent le pays. Les myriades de pubs de yaourt européennes commençaient à me manquer c’est dire !(ça mériterait un post aussi : la société yaourtienne post-nucléaire)

 

Il faudra quand même un jour qu’on explique à supertimba : mais comment est donc né ce concept du tout géant aux states ?Si vous avez des suggestions elles sont les bienvenues.

 

Cela étant dit je tiens à remercier les houstoniens rencontres pour leur gentillesse sinon leur professionalisme : je sais que ce n’est pas de vot’ fautes les gars ! On vous ment , on vous spolie !houstoniens, houstoniennes,tenez-bon je me lance dans l’exportation de zaalook , zitoun, batbout et thé à la menthe !

 

23:30 Écrit par supertimba dans lost in translation | Lien permanent | Commentaires (11) |  Facebook |

29/04/2007

Houston, we got a problem

Back from Houston , USA.

Houston, sa malbouffe, ses trucks, ses flingues , ses cops,ses chaines de télés abrutissantes, sa chaleur et ses cookies géants garantis 100% diabète.

Les sujet ne manquent pas et seront traités dans l'ordre.

Suite au prochain numéro!

15:53 Écrit par supertimba dans Faut bien gagner sa croute | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

13/04/2007

Song of the little bud

Little bud of the arid land,

Fragile prey of a greedy hand

The sun watches you

The sun kills you

Little by little

And dusty mother earth

gives you no shelter.

 

Little bud of the arid land,

Princess of the greedy sand

Desert man is passing by.

Desert man holds out his fingers

and kisses you with a water drop

Desert man already lingers

There will be a new morning

For you blessed little flowers.

 

Now that the water drop

Has dried up

You only live in memories

Of those who glanced at you once

And went on with a tear of hope

Grateful to the princess of emptiness.

 

 

22:14 Écrit par supertimba dans poésie | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

05/04/2007

Plus que quelques jours...

avant le retour vers Bruxelles.Le déchirement me guette, l'éloignement familial de nouveau...Désormais le sentiment est plus fort, je sens que j'aime mon pays natal de toutes mes forces.Surtout que cette fois-ci j'avais l'impression qu'une véritable movida secouait tout le pays...

Aujourd'hui je me suis encore repu les yeux des images du boulevard mohammed5, le café balima, les murailles rouges, le lycée descartes, le vendeur de nougat, l'agdal métamorphosé, le bus numéro 3, la place de bab el had rénovée...

Je regardais des témoignages d'émigrés ce soir sur Arte_le documentaire "la traversée"_et sur les ferry qui les emmenait evrs Alger, leurs paroles me transperçaient le coeur, bien que la situation de l'algérie et du maroc soient très différentes.

Est-ce vraiment mektoub,le destin?Comment faire pour un jour revivre dans ce pays qui me hante jour et nuit, retrouver l'ambiance des fetes familiales et la joie de prendre un thé avec ses proches pour parler de la pluie et du beau temps...

Ma maladie n'a pas de remèdes.Ce soir le sommeil tardera à venir.

23:00 Écrit par supertimba dans lost in translation | Lien permanent | Commentaires (6) |  Facebook |

04/04/2007

Ecouter ses os...

PAs trop envie de discutailler ou d'analyser quoi que ce soit pour l'instant.

Je profite de ma belle ville de rabat, qui était déjà superbe mais qui le devient encore plus avec les projets pharaoniques qui y voient le jour.

J'avais oublié combien cette ville était verte , agréable et idéale pour les longues promenades.

Le gout retrouvé du croissant de la patisserie ibn yassine à l'agdal...

Mais pas trop envie d'écrire, juste écouter ses os comme on dit chez nous sous le magnifique ciel printanier.

23:39 Écrit par supertimba dans Tout et rien à la fois | Lien permanent | Commentaires (6) |  Facebook |

28/03/2007

Back to moroccan roots

Hé oui je suis de retour au Maroc pour 15 jours.

3 heures de vols, 2 heures de contrôle de police et mes bagages récupérés in extremis sur un tas de valises jetées pêle-mêle et me voici dans les bras de mes parents, en train de pleurer comme une madeleine à la grande joie des badauds marocains.Ah ce brouhaha de la foule marocaine reconnaissable entre mille et qui manque tant lorsqu'on est immergé dans son ipod dans le métro bruxellois!

Cette impression douloureuse que mes parents ont rétréci...Ce ne sont plus les titans de mon enfance, malgré le fait que ma mère fait toujours ses 4 h de sport quotidienne et que mon père se ballade encore avec un plastique noir rempli de journaux et de bouquins...

Le premier choc pour tout exilé marocain c'est la lumière. Cette formidable lumière qui a attiré tant de peintres de renom n'est pas un mythe, encore moins quand on revient du ciel si bas qu'un canal s'est pendu...

Je me suis sentie revivre, happée par la terre de mes racines, les yeux plein de soleil et par cette sensation d'espace, ce fameux "khla" inexistant sur le territoire belge découpé à l'équerre.

Quelques larmes et kilomètres plus loin et c'est le citronnier de mon enfance, ma chambre d'étudiant et les myriades de photos que mes parents encadrent précieusement comme des gardiens du temple de notre vie familiale.

Et que croyez-vous que j'ai fait aussitôt arrivée? Je me suis installée devant une assiette de boulfef(les fameuses brochettes de foie de mouton entourée de crépine),un plateau gargantuesque de salades où ma mère a j'imagine utilisé tous les légumes de saison sans oublier d'arroser le tout d'un thé à la menthe corsé.

On ne se refait pas:c'est ma madeleine à moi.

Demain je prévois un stage de msemmen avec ma mère et une visite à la souika de rabat  avant de faire la tournée des amis laissés de côté par les hasards de la vie: stay tuned…

 

 

14:09 Écrit par supertimba dans nostalgie dial el blad | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

15/02/2007

Les gonzesses et moi(Deuxième partie)

 

Ah ça faisait longtemps tiens que je vous promettais cette seconde partie de mon exutoire vis à vis des gonzesses qui m’énervent. Entre quelques poésies, le déménagement le boulot et des jdoramas et kdroamas en retard(ouvrons la parenthèse, ce sont des feuilletons(dramas en anglais) japonais et coréens respectivement, comment qui regarde ça ?Mais moi pardi et c’est bougrement bien foutu, ça fera l’objet d’un prochain post, fermons la parenthèse).

Mais commençons sans plus tarder la suite de cette ode dédiée aux nanas qui me font bondir (pour ne pas dire autre chose faute de ne pas disposer de ces fameux attributs masculins que l’on casse régulièrement).

 

-Les gonzesses à l’heure du thé marocaine : mais si souvenez-vous en ! Ces interminables après-midi autour d’un thé à la menthe et d’une montagne de gâteaux destinés à vous faire perdre toute velléité de rentrer dans un jeans normalement constitué.Ca commence bien me direz-vous ! Du thé , des gâteaux que demande le peuple ?Des potins , le peuple demande des potins pardi  , plus communément appelé au Maroc le Tberghig, le premier sport national dont les championnats se disputent tous les jours au pays bien aimé.

« iwa flana elle s’est mariée ? »

« tbarkallah son mari vient de lui acheter une de ces bagues, je te dis passsssss »

« oui mais la pauvre parait-il ses yeux sont verts(alias c un dragueur invétéré en langage du peuple) »

«  wili wili bessa7 ? eeeeeeh(soupir) msikina, flous flous mais pas de sa3d(bonheur) »

« iwa ou flana chti son fils il a encore redoublé »

« iwa ses enfants msaken walou , nuls à l’école »

« iwa tahya c’est pas une lumière »

« ouh qu’est-ce qu’elle a grossiiiii, la dernière fois en cafetan elle faisait plus que son age »

Ou zid ou zid !En une heure cette cérémonie aura exposé l’état marital, financier et familial d’au moins une vingtaine de connaissances toutes plus au moins liées et dont les aventures n’ont rien à envier à un feuilleton mexicain doublé en libanais de la première heure.

 

 

-Les gonzesses des magazines féminins !Ah ça j’ecrirais presque un bouquin sur ces linottes !Déjà avant de commencer un magazine féminin quelconque il faut le débarrasser de ses pubs ce qui vous ote déjà 50% du dit-ouvrage. On se sent déjà plus léger.Vous pouvez découper l’édito avec aussi : en général ils ne servent à rien(comment ça vous les lisez ?).Ensuite viennent les 3 rubriques indispensables sans lesquelles aucun magazine féminin ne peut survivre.

La mode : pendant tout ce hiver on vous a fait croire que le leggings années 80 était un MUUUUSt si sis mais qu’attendez vous pour l’avoir dans votre garde-robe ?Et ce petit débardeur qui ne coûte que 10 euros , vous pourriez conquérir la terre entière si vous l’accessoirisez avec 500 euros de fringues supplémentaires(sacs at chaussures comprises).Sans parler des stilettos(talons de 10 cm) tellement pratique pour parcourir le bitume(et le métro, une gonzesse en stiletto dans le metro, c'est pour les voyous un peu comme un steak saignant déposé devant un lion du zoo de rabat)

Mais maintenant c’est le printemps et le leggings va se démoder très vite nous dit-on mais si bien sur puisque c’est le retour des sixties : adieu les Eighties ! Comment vous n’aviez pas suivi pauvres gourdes ?C’est vous que êtes sur la pente de la has-beeness ! la menace suprême de tout magazine féminin ; le démodé le ringard ,le cheap, vite passez votre chemin mécréante.Sisi vous la mécréante qui portez surement  des bottines à bouts pointus alors que tout le monnnnnnnnnde sait que c’est fini, dépassé complétement ouuuut. Comment ça à quoi ça sert de mettre des mannequins habillées en Dior : mais à vous faire rêver nom de dios, mais si on sait que vous n’avez pas les moyens de les acheter, c’est simplement un chtit mécanisme bien rodé de la société de la consommation alliée à sa vieille copine la frustration.

Bien sur il ne vous aura pas échappée que quelques pages plus loin , s’est glissé un article sur ces « acheteuses compulsives » un mal étrange aux raison mal connues

La psycho : En janvier on vous fera croire qu’il ne faut pas culpabiliser de ne pas être superwoman, vous n’êtes qu’une simple humaine bienvenue parmi nous, en février on vous vantera » ces femmes qui réussisent tout : couple, travail, enfants », en mars  on vous parlera du célibat nouvelle voie vers le bonheur avant d’enchaîner en avril  sur le problème des trentenaires pas encore casées et abonnées aux cigarettes chardonnay, en avril on tentera de revigorer la sexualité de votre couple avant de vous avertir en mai que l’amour platonique c 'est tout simplementextra, en juin la vie s’arrête : c'est  l’époque du régime avant maillot. Toute parcelle d'énergie doit etre mobilisée dans le combat incessant contre la moindre graisse superflue.Branle-bas de combat: là on ne rit plus!

Les articles bonne conscience : après les 20 pages de mode, les 50 de pubs se glisse toujours dans un magazine féminin un article sur les femmes courageuses d’ailleurs, ailleurs= tiers monde en général, oui là ou il n’y a pas de boutique Colette.. Oui le genre de femme qui s’en foutent des leggings comme de leur premier bavoir, vous vous rendez-compte ! Ca en général c’est l’article qui sert d’alibi journalistique au magazine féminin : regardez nous aussi on fait des trucs bien, des reportages sérieux et tout , on va loin sans stiletto ni sac channel griffé uniquement pour vous rapporter ces images de femmes d’ailleurs. D’ailleurs on a hate de rentrer parce la nouvelle collection de printemps va débouler viiiiiiiiiiiiite.

 

 

Suite au prochain numéro.

15:32 Écrit par supertimba dans Ras le bol | Lien permanent | Commentaires (5) |  Facebook |

11/02/2007

Le livre du voyageur

Venez lire dans mon regard

Le soleil entre parenthèses

Après le point virgule ma terre

Et mon ciel dès la première page.

Les majuscules rondes de l’enfance

Adossée aux murailles sans age

Les rires clairs ivres de lumière

Là dans la pupille tout au coin.

Tapis au creux de la paupière

Des paragraphes entiers de rêves

La mer jusqu’au creux de l’oreille

Et ce gout d’amandes amères

Que la nostalgie laisse sur les lèvres.

Venez lire dans mon regard

Tous ces silences emprunts de fièvre

D’une langue lointaine aux syllabes fières

De droite à gauche elle se décline

Musique des mots au goût d’exil

Belle et farouche prisonnière

De la grisaille indifférente

Et d’un présent terni ,fragile.

Venez lire dans mon regard

Les phrases dorées des gloires éteintes

Tracées à l’ombre des cours sereines

Où le passé grave sa complainte

Dans l’enlacement des damassures

Jaseran d’espoirs alinéaires

S’égrenant dans l’eau des fontaines

Qui signent à l’encre de leurs murmures

Toutes les blessures

De mon passé.

Tous ces chapitres sans sommaire

Errant dans les ruelles sombres

Poussant les portes brinquebalantes

Des mains de fatma dans les écrins d’ombre

Tous ces chapitres d’une même histoire

S’enchevêtrant dans ma mémoire

Parfums de menthe et de cannelle

Chansons des porteurs d’eau ridée

Appels sacrés à la prière

Cumin , citrons en ribambelle

Chantent leur litanie dérisoire.

Ce ne sont plus que des images

Car

J’ai rangé mon pays dans l’étroite cage

De mon regard lointain

Celui des retours éphémères

Et des départs trop certains

Voyageuse infatigable

Dans l’isthme du souvenir.

 

 

 

14:10 Écrit par supertimba dans poésie | Lien permanent | Commentaires (3) |  Facebook |