01/06/2004

Nostalgie et émigration


Outsider a réveillé en moi les idées de nostalgie, de pays perdu, cette impression de paradis de l'enfance et d'ailleurs rêvé, cette déchirure de l'exil  où l'on se perd soi-même si on n'y prend pas garde.
Chez moi elle est double, c'est d'abord le rêve étrange et pénétrant(:)) d'une enfance idéalisée, de petite fille modèle , rat de bibliothèque sans soucis.
Pour retrouver cette petite fille je vais même jusqu'à regarder (quand j'ai le temps) les épisodes de la "petite maison dans la prairie":)
Viennent ensuite les années du grand départ, qui bien que volontaire me blesse encore.Une part de moi-même est là bas, loin des souvenirs de pacotille pour touriste en mal d'exotisme.Les bras de ma mère, le sourire triste de mon père, la grande maison vide, les palmiers qui se balancent, mon ancienne école qui  semble rétrécir d'année en année, les remparts rouges de la vieille ville , le parfum entêtant de la menthe, les heures qui s'écoulent à un  rythme lent, si lent...
Ces années où tout semblait possible...
Je n'aime pas ce sentiment de lassitude comme si j'était désormais dans un labyrinthe où les portes se referment petit à petit,une oppression latente et perfide..
Et c'est le combat perpetuel, pour réconcilier la petite fille qui aimait les maths et Victor Hugo, la persistente blessure du pays natal, rêvé haï aimé pleuré,le jeu d'adultes dans le pays d'accueil, la grande fille qui a peur de se mettre à nu dans ses écrits.
Elle en a du chemin à parcourir..
 

20:51 Écrit par supertimba | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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