09/08/2004

Après le viaduc le space(mais non pas opera)

Doux ronronnement des serveurs, murmure de la clim, poésie des bagnoles chevauchant le viaduc et vide complet de l'open space à 19h26.
Je n'entends plus que le murmure névrosé de mon clavier , O joie infinie de la solitude à coup de lan 100Mbs!
Je tape en pensant à ma mauvaise action du jour: je viens de subtiliser la moitié d'un bocal de gommes dans le bureau d'une collègue, le genre de mesquinerie qui vous fait ressentir toute votre humanité crasse et sordide, que dis-je perfide et sans scrupules!
J'ai honte et d'abord j'aime même pas les gommes!
J'ai une soudaine envie d'écrire, de coucher les milliards de petites observations que je stocke tous les jours en observant les gens.Normal c'est mon sport favori, le sport national marocain d'ailleurs, j'ai nommé le "tbergig" dont la plus puissante manifestation se déroule dans les cafés à forte dominantes male qui scanne littéralement la première femelle en lançant des commentaires charmants, du style" tu es tout en beurre, je ne sais par où commencer".
Je sais maintenant que c'est la peur de léchec qui me fait pondre sans cesse des embryions de roman, par contre la poésie je n'ai pas trop de mal.
PEut-être est-ce du à la contrainte, à l'existence d'un cadre strict qui permet curieusement de mieux laisser son imagination s'exprimer.
Roman à nous deux!
 

19:33 Écrit par supertimba | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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