09/08/2004

Au ténébreux, au veuf, à l'inconsolé.

Nerval mon ami, a 13 ans je ne comprenais pas ce desespoir qui enveloppait tes mots, cette lente et attirante folie qui transparaissait de tes vers, seule comptait la musique des lignes.
Comment se fait-il qu'aujourd'hui tes poèmes me semblent si limpides?
Click click dans l'open space, je suis ailleurs déjà...
 
Le Point noir

Quiconque a regardé le soleil fixement
Croit voir devant ses yeux voler obstinément
Autour de lui, dans l'air, une tache livide.

Ainsi, tout jeune encore et plus audacieux,
Sur la gloire un instant j'osai fixer les yeux :
Un point noir est resté dans mon regard avide.

Depuis, mêlée à tout comme un signe de deuil,
Partout, sur quelque endroit que s'arrête mon oeil,
Je la vois se poser aussi, la tache noire! --

Quoi, toujours? Entre moi sans cesse et le bonheur!
Oh! c'est que l'aigle seul -- malheur à nous, malheur!
Contemple impunément le Soleil et la Gloire.


18:00 Écrit par supertimba | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

Commentaires

Après les fils sont chantés, les scènes changent entre les garçons individuellement et collectivement; à la fin de la vidéo, les pauses longues et ils regardent ci-dessus dans l'émerveillement. La ville se réveille et ils marchent vers l'océan ainsi que sur le quai.

Écrit par : video translation services | 22/08/2014

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