16/08/2004

mon ami le goumier

Oui j'ai vu vos visages, fiers  et émus, rides solides et souvenirs d''il y a 60 ans, démarche encore altière.
Oui je vous ai vu, j'ai vu votre tristesse d'avoir été marginalisés par l'histoire, tous ces livres scolaires qui ne font au mieux qu'évoquer en une ligne  les "soldats de l'empire", ces africains venus libérer la france.
J'ai vu vos tombes, j'ai croisé qq uns d'entre vous au maroc et je ne comprenais pas.
Je ne comprenais pas alors-o stupide intolérance de la jeunesse- votre fierté à arborer les médailles de l'ancienne colonie; vos histoires de morts et de villages rasés ressemblaient à ces contes ancestraux échangés autour d'un thé à la menthe.
Maintenant je comprends et je vous aime, j'aime vos regards, vos sourires amers.
Puisse la france ériger un monument à votre mémoire, puisse les livres d'histoire rappeler vos combats

13:11 Écrit par supertimba | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

Commentaires

Peut-être même... Parlera-t'on un jour des nombreux qui sont tombés en Indochine sans nous ressortir Bigard de son hospice et refaire le panégyrique des paras...

Écrit par : ZEr0rama | 17/08/2004

Merci J'ai lu avec attention une bonne partie de tes articles, et j'ai pas fini j'suis fasciné,stupéfié, bouche béeee (comme les mouton oui), en bref j'admire


Trampe ma plume dans les larmes des tirailleurs sénégalais
A la fin du débarquement, j'ai vu JR mais pas le père a Malai
Ca doit encore être une histoire de dirhams
C'est comme les 2 tours,ya toujours autant de fumée

Écrit par : MAlik | 25/05/2005

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