02/12/2004

age d'or et empires déchus

Je me prends souvent à penser à l'age d'or de la science arabe(plus exactement de langue arabe), à ces hommes qui ont gravé leur nom dans l'histoire de la civilisation mondiale.
Qu'avons-nous fait de l'héritage d'Avicennes, Averroes , al khawarizmi, ibn al haitam, qu'avons-nous gardé de la maison de la sagesse à Bagdad ou mathématiques médecine astronomie optique cotoyaient la philosophie et la chimie?
Pourquoi ne produisons-nous plus d'hommes de la stature d'omar al khayam capables de créer les plus beaux vers tout en jonglant avec les équations à 3 inconnues?
Qu'avons-nous fait de cette traditions de savants voyageurs qui parcourait l'inde et l'afrique en notant scrupuleusement leurs observations sur la faune, la flore et les cultures qu'ils traversaient.Qu'avons-nous préservé de cet age d'or où l'arabe était La langue de la science?
A l'époque mythique d'al andalous(andalousie), bien avant Descartes,on réfléchissait à la pensée rationaliste universelle, les philosophes pensaient déjà à s'affranchir de tous les dogmes dans un esprit de tolérance inégalé depuis, juifs chrétiens et muslmans travaillant de concert .
Et puis ce fut le déclin..
.Combien d'écoliers savent qu'ils manipulent des chiffres arabes, que les algorithmes viennent du nom même d'al khawarizmi, l'inventeur de l'algèbre, que l'inconnue "x" vient de "chay'e" en arabe, cad chose?Heritage déformé, oublié...soupir....

20:54 Écrit par supertimba | Lien permanent | Commentaires (4) |  Facebook |

Commentaires

petit conseil lire "le théorème du péroquet" ... faux roman policier prétexte pour expliquer de manière ludique l'histoire des mathématiques ...
Avec un gros gros passage par Khawaritzmi, Khayam et les mathématiques arabes de l'an 1000

Écrit par : jimich | 03/12/2004

Timba L'Orient brillait au firmament des sciences et des arts au Moyen-Age alors que l'Occident s'enbourbait dans un fanatisme religieux qui a amené l'inquisition et les croisades. Puis, sous la poussée de grands hommes du 14, 15 et 16ème siècles et après (Copernic, de Vinci, Bernini, Michel-Ange, ...) le pendule -de Foucault, ahah!- est reparti dans l'autre sens: l'Occident a repris le flambeau des mathématiques et de l'art alors que l'Orient, à son tour, sombrait dans le moyen-âgisme religieux.

Science et religion ont de tous temps été de grandes ennemis. Un jour l'Homme sera peut-être assez grand dans sa tête pour faire cohabiter les deux: utiliser la religion comme "mode d'emploi' de la science et utiliser la science comme moyen de traduction des textes religieux.

La plupart des textes religieux ont été écrits par des grands érudits comme des guides non seulement philosphiques mais aussi pratiques. L'inerdiction de manger du porc (qui ne se conserve pas au chaud et propagerait des épidémies) dans la religion musulmane ou l'obligation de se reposer un jour par semaine dans ls religions catholique et juive en sont de bons examples. Mais ils ont été écrits pour des gens simples et superstitieux. Les érudits ont donc eu la sagesse de les imager. Ils ne se sont jamais imaginés que, 20 ou 30 siècles plus tard, les gens seraient toujours aussi ignorants et continueraient à prendre leurs écrits au pied de la lettre sans interpréter leur vraie signification.

Quand l'Homme sera assez évolué pour comprendre ça il aura résolu deux types de conflit: le conflit entre la religion et la science d'une part et toutes les guerres de religion d'autre part.

Écrit par : SFo | 03/12/2004

jimmicj je connais ce bouquin, je l'ai dévoré et adoré:)

Écrit par : supertimba | 03/12/2004

sfo à propos du porc il est intéressant de noter que les égyptiens pharaoniques aussi l'interdisaient à la consommation.
Je me demande combien de coutumes ou simples traditions locales à la région se sont transformées en dogme absolu, pour finir sclérosées comme tu le décris.

Écrit par : supertimba | 03/12/2004

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