31/12/2006

interlude 2: le mouton me manque

Un message complètement futile au milieu des caisses(hé oui je suis toujours en plein déménagement): le mouton me manque cette année, dire que c'est l'aid el kebir aujourd'hui!Ah je me souviens encore avec nostalgie de mon premier mouton belge: il était noir aux yeux bleux( si si).Je me souviens également avoir montré sa photo à mes collègues: leurs petits cris enthousiastes résonnent encore dans ma tête."Rho qu'il est mignonnnnnnn, il est à toi, oh les jolis p'tits yeux bleux et la belle laine noire".

A cela j'avais cru bon de rétorquer: "et le gigot, le gigot! il était super bon, ah ce petit gout de tourbe et d'herbes sauvages!". Yeux en soucoupe des collègues: parce que tu l'as MANGE?

Que voulez-vous: on ne peut pas discuter de tout avec des gens qui mangent du poisson en cubes.Encore moins de boulfaf(brochettes de foie de mouton entourée de crépine pour les novices, que les amateurs de tofu passent leur chemin).

Allez promis, les gonzesses et moi la suite ce sera pour très bientot.(on ne sait jamais, des fois qu'y en auraient qui trépignent héhé).
En attendant bon aid et bonne année et tous!

00:51 Écrit par supertimba dans lost in translation | Lien permanent | Commentaires (6) |  Facebook |

25/12/2006

interlude

Promis les gonzesses et moi deuxième partie ce sera pour le prochain post.Mais en attendant , la fin de l'année approchant ,je me demande souvent ce que serait ma vie si je n'avais pas choisi la "voie de la difficulté" comme ma famille la décrit.

Si j'étais restée au Maroc après études j'aurais sans doute eu le destin de toutes ces jeunes filles de bonne famille.J'aurais fatalement épousé un gentil médecin, ingénieur ou tout autre quidam avec un "nom" comme on dit,je serai installée dans une maison des beaux quartiers avec bonne et tutti quanti, pas trop loin de la famille.J'aurais continué à prendre le thé avec mes amies en pondant des marmots tous les 3 ans.J'aurais subi les dogmes et les normes en continuant à jouer mon role de petite fille modèle, celle qui n'a jamais eu de problèmes en continuant à baigner dans cette douce schyzophrénie ambiante entre traditions et modernité avec son lot de hchouma, de ce qui se fait et ce qui ne se fait pas.

Mais je n'aurais sans doute jamais eu accès à mon moi véritable, celui qu'on ne décrouvre que dans l'adversité, face à la solitude , celui qu'on cherche en se  battant contre soi-même , celui qu'on ne découvre qu'en s'affranchissant des règles établies , en épousant l'homme qu' on aime contre vents et marées, en s'investissant dans son travail sans soutiens ni appuis.

Mais bordel je n'aurais sans doute pas eu à peindre par 4°C les murs de ma nouvelle addresse affublée d'une bonne petite combinaison bleue d"ouvrier, ça non!MAis pourquoi est-ce que je déménage toujours au nouvel an aussi!

13:49 Écrit par supertimba dans Tout et rien à la fois | Lien permanent | Commentaires (12) |  Facebook |