15/02/2007

Les gonzesses et moi(Deuxième partie)

 

Ah ça faisait longtemps tiens que je vous promettais cette seconde partie de mon exutoire vis à vis des gonzesses qui m’énervent. Entre quelques poésies, le déménagement le boulot et des jdoramas et kdroamas en retard(ouvrons la parenthèse, ce sont des feuilletons(dramas en anglais) japonais et coréens respectivement, comment qui regarde ça ?Mais moi pardi et c’est bougrement bien foutu, ça fera l’objet d’un prochain post, fermons la parenthèse).

Mais commençons sans plus tarder la suite de cette ode dédiée aux nanas qui me font bondir (pour ne pas dire autre chose faute de ne pas disposer de ces fameux attributs masculins que l’on casse régulièrement).

 

-Les gonzesses à l’heure du thé marocaine : mais si souvenez-vous en ! Ces interminables après-midi autour d’un thé à la menthe et d’une montagne de gâteaux destinés à vous faire perdre toute velléité de rentrer dans un jeans normalement constitué.Ca commence bien me direz-vous ! Du thé , des gâteaux que demande le peuple ?Des potins , le peuple demande des potins pardi  , plus communément appelé au Maroc le Tberghig, le premier sport national dont les championnats se disputent tous les jours au pays bien aimé.

« iwa flana elle s’est mariée ? »

« tbarkallah son mari vient de lui acheter une de ces bagues, je te dis passsssss »

« oui mais la pauvre parait-il ses yeux sont verts(alias c un dragueur invétéré en langage du peuple) »

«  wili wili bessa7 ? eeeeeeh(soupir) msikina, flous flous mais pas de sa3d(bonheur) »

« iwa ou flana chti son fils il a encore redoublé »

« iwa ses enfants msaken walou , nuls à l’école »

« iwa tahya c’est pas une lumière »

« ouh qu’est-ce qu’elle a grossiiiii, la dernière fois en cafetan elle faisait plus que son age »

Ou zid ou zid !En une heure cette cérémonie aura exposé l’état marital, financier et familial d’au moins une vingtaine de connaissances toutes plus au moins liées et dont les aventures n’ont rien à envier à un feuilleton mexicain doublé en libanais de la première heure.

 

 

-Les gonzesses des magazines féminins !Ah ça j’ecrirais presque un bouquin sur ces linottes !Déjà avant de commencer un magazine féminin quelconque il faut le débarrasser de ses pubs ce qui vous ote déjà 50% du dit-ouvrage. On se sent déjà plus léger.Vous pouvez découper l’édito avec aussi : en général ils ne servent à rien(comment ça vous les lisez ?).Ensuite viennent les 3 rubriques indispensables sans lesquelles aucun magazine féminin ne peut survivre.

La mode : pendant tout ce hiver on vous a fait croire que le leggings années 80 était un MUUUUSt si sis mais qu’attendez vous pour l’avoir dans votre garde-robe ?Et ce petit débardeur qui ne coûte que 10 euros , vous pourriez conquérir la terre entière si vous l’accessoirisez avec 500 euros de fringues supplémentaires(sacs at chaussures comprises).Sans parler des stilettos(talons de 10 cm) tellement pratique pour parcourir le bitume(et le métro, une gonzesse en stiletto dans le metro, c'est pour les voyous un peu comme un steak saignant déposé devant un lion du zoo de rabat)

Mais maintenant c’est le printemps et le leggings va se démoder très vite nous dit-on mais si bien sur puisque c’est le retour des sixties : adieu les Eighties ! Comment vous n’aviez pas suivi pauvres gourdes ?C’est vous que êtes sur la pente de la has-beeness ! la menace suprême de tout magazine féminin ; le démodé le ringard ,le cheap, vite passez votre chemin mécréante.Sisi vous la mécréante qui portez surement  des bottines à bouts pointus alors que tout le monnnnnnnnnde sait que c’est fini, dépassé complétement ouuuut. Comment ça à quoi ça sert de mettre des mannequins habillées en Dior : mais à vous faire rêver nom de dios, mais si on sait que vous n’avez pas les moyens de les acheter, c’est simplement un chtit mécanisme bien rodé de la société de la consommation alliée à sa vieille copine la frustration.

Bien sur il ne vous aura pas échappée que quelques pages plus loin , s’est glissé un article sur ces « acheteuses compulsives » un mal étrange aux raison mal connues

La psycho : En janvier on vous fera croire qu’il ne faut pas culpabiliser de ne pas être superwoman, vous n’êtes qu’une simple humaine bienvenue parmi nous, en février on vous vantera » ces femmes qui réussisent tout : couple, travail, enfants », en mars  on vous parlera du célibat nouvelle voie vers le bonheur avant d’enchaîner en avril  sur le problème des trentenaires pas encore casées et abonnées aux cigarettes chardonnay, en avril on tentera de revigorer la sexualité de votre couple avant de vous avertir en mai que l’amour platonique c 'est tout simplementextra, en juin la vie s’arrête : c'est  l’époque du régime avant maillot. Toute parcelle d'énergie doit etre mobilisée dans le combat incessant contre la moindre graisse superflue.Branle-bas de combat: là on ne rit plus!

Les articles bonne conscience : après les 20 pages de mode, les 50 de pubs se glisse toujours dans un magazine féminin un article sur les femmes courageuses d’ailleurs, ailleurs= tiers monde en général, oui là ou il n’y a pas de boutique Colette.. Oui le genre de femme qui s’en foutent des leggings comme de leur premier bavoir, vous vous rendez-compte ! Ca en général c’est l’article qui sert d’alibi journalistique au magazine féminin : regardez nous aussi on fait des trucs bien, des reportages sérieux et tout , on va loin sans stiletto ni sac channel griffé uniquement pour vous rapporter ces images de femmes d’ailleurs. D’ailleurs on a hate de rentrer parce la nouvelle collection de printemps va débouler viiiiiiiiiiiiite.

 

 

Suite au prochain numéro.

15:32 Écrit par supertimba dans Ras le bol | Lien permanent | Commentaires (5) |  Facebook |

11/02/2007

Le livre du voyageur

Venez lire dans mon regard

Le soleil entre parenthèses

Après le point virgule ma terre

Et mon ciel dès la première page.

Les majuscules rondes de l’enfance

Adossée aux murailles sans age

Les rires clairs ivres de lumière

Là dans la pupille tout au coin.

Tapis au creux de la paupière

Des paragraphes entiers de rêves

La mer jusqu’au creux de l’oreille

Et ce gout d’amandes amères

Que la nostalgie laisse sur les lèvres.

Venez lire dans mon regard

Tous ces silences emprunts de fièvre

D’une langue lointaine aux syllabes fières

De droite à gauche elle se décline

Musique des mots au goût d’exil

Belle et farouche prisonnière

De la grisaille indifférente

Et d’un présent terni ,fragile.

Venez lire dans mon regard

Les phrases dorées des gloires éteintes

Tracées à l’ombre des cours sereines

Où le passé grave sa complainte

Dans l’enlacement des damassures

Jaseran d’espoirs alinéaires

S’égrenant dans l’eau des fontaines

Qui signent à l’encre de leurs murmures

Toutes les blessures

De mon passé.

Tous ces chapitres sans sommaire

Errant dans les ruelles sombres

Poussant les portes brinquebalantes

Des mains de fatma dans les écrins d’ombre

Tous ces chapitres d’une même histoire

S’enchevêtrant dans ma mémoire

Parfums de menthe et de cannelle

Chansons des porteurs d’eau ridée

Appels sacrés à la prière

Cumin , citrons en ribambelle

Chantent leur litanie dérisoire.

Ce ne sont plus que des images

Car

J’ai rangé mon pays dans l’étroite cage

De mon regard lointain

Celui des retours éphémères

Et des départs trop certains

Voyageuse infatigable

Dans l’isthme du souvenir.

 

 

 

14:10 Écrit par supertimba dans poésie | Lien permanent | Commentaires (3) |  Facebook |