07/05/2007

Supertimba (de nouveau) aux pays des cookies géants.

 

300px-CookieThiefHé oui pendant que le match Sego-Sarko passionnait les foules sous –semble_t’il_ toutes les latitudes, même à Pékin, j’avais fui la chaleur  tropicale  belge pour aller retrouver celle du Texas.

Oui le Texas parfaitement.

 

Même que l’aéroport international il porte le nom du père de  l’autre là ; vous savez le président qui se la joue texane tout en étant de la plus pure souche wasp east cost de la mort qui tue.

.

Mais foin de digression.

Tout avait commencé sous des dehors innocents, comme beaucoup d'aventures  qui finissent en gastro-entérites.

 

En séminaire donc  à Houston , Texas, le séjour commençait par un petit déjeuner  dit continental.

Passe encore le succédané de beurre, le pain lyophilisé et le café imbuvable comme seuls les américains savent en faire, oui passe encore car jusque là la nourriture restait identifiable, même le beurre de cacahouètes.

C’est par la suite que les choses se gâtèrent.

 

Au centre de séminaire nous avions droit à deuxième petit déjeuner : hamburgers ( !)tôt le matin, cookies de la taille d’une poêle à cuire et muffins concurrençant les diamètres d’un ballon de football. Il suffisait de mettre le quart d’un cookie géant (une portion plus que raisonnable pour une personne)sur une serviette en papier pour s’apercevoir qu’il serait de bon ton de fuir cette engeance :une large trace de matière grasse suitante auréolant le bout de papier,poussa supertimba vers le rayon des jus de fruits. Aussitôt fait aussitôt regretté après la première gorgée : et pour cause, avec 43 g de sucre pour 100g de liquide la boisson dite « healty » tenait plus du sirop qu’autre chose.

 

De guerre lasse, supertimba se rabattit sur du café au lait pour tomber sur du lait en poudre version 100%cholestérol :huile coco et sirop de mais dans des granulés blancs où le pourcentage en lait tenait sur un point virgule.

Le café noir américain étant au dessus de ses forces, supertimba passa la première demi-journée houstonienne dans un état proche de l’apathie, en ayant l’impression d’être au cœur d’un reportage socio-ethnique.L'attaque du cookie géant!Voilà un film de série Z à faire, après l'attaque de la moussaka géantes!(si si , ça existe , arte en parle très bien iciiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii)

 

Le déjeuneur constitua une autre partie de plaisir pour supertimba : elle passa une heure à fuir les chips et les gobelets de cocas géants qu’on lui tentait diligemment pour chercher des légumes dans le menu.La tache fut rude et découla sur un échec : en dehors d’une vague salsa mexicaine à base de tomates et d’oignons, impossible de se constituer un repas équilibré, le plus dur étant d’identifier ce qu’on mangeait dans l’amas de produits chimiques concaténés. A ibad illah ghir chi mwiticha !

 

Le reste de la journée se passa sans histoires, rythmé par les cookies de la mort, le coca en hectolitres et les chips à tous les étages.

 

Le deuxième jour, nos organisateurs, pensant nous faire plaisir nous avait organisé un diner dans un hotel historique de la ville. Supertimba enthousiaste à l’idée de réléguer les chips , tacos dégoulinant de sauces non identifiés  et autres joyeusetés dans un oubli éternel, s’engouffra dans la salle de restaurant sans coup férir.

Et là et là...Jusque là supertimba croyait que l’huile d’olive s’était internationalisée et qu’il était impossible de rater une salade de laitue+tomates : détrompée sur ces deux mythes, elle préféra passer l’entrée et passer au plat principal sous l’oeil attentif des serveurs-guetteurs.Oui guetteurs, parce qu’il faut savoir qu’aux états unis le signal d’un bon service c’est quand le serveur s’empare de votre assiette comme d’un trophée avant que le reste de la table n’ai fini :malheur à vous si vous détournez un instant les yeux pour observer la décoration du plafond inexistante, votre assiette vous sera soutirée sans autre forme de procès. D’où viennent ces coutumes américaines étranges ?mystère !

Le plat principal comportant des asperges crues et une viande trop cuite, supertimba préféra attendre le dessert. Décision très vite regrettée devant l’ampleur de la catastrophe : le dessert consistait en une tarte aux fruits et au chocolat, glacée aux marshmallows(si si ça existe), une tarte si dure qu’aucun des convives ne réussit à la découper à l’aide d’ustensiles ordinaires .Cette tarte aura sans aucun doute un avenir sur le podium serré des armes de destruction massives mais en attendant supertimba était venue mourant de faim et ressortait dans le même état.

Un comble pour une fille qui faisait son pain tous les week-ends de ses blanches mains.

 

Et c’est là que supertimba eut pitié des américains. Une compassion immense et sincère.

Et là elle ne prend pas en compte les californiens ou autres new yorkais speedés à la sex and the city, non non il s’agit de l’américain ordinaire comme dirait son idole homer simpson. On est gros par défaut aux us , on ne le fait pas exprès : il suffit de se nourrir avec les mets aliens arrosés de coca(faut bien digérer) en rivières pour ne plus passer par une porte non-us. Et c’est après qu’il faut s’en sortir : ah le rude combat pour reconnaitre un céleri d’un poireau et constater enfin qu’il n’y pas que les chips comme garniture.

Il suffit de voir cinq minutes de pub sur une télé us ordinaire pour en sortir tout ébaubi(et je ne parle pas du cable, la télé fera l’objet d’un autre post) : entre deux pubs pour le prozac et les crédits en tout genre, bienvenue aux fried chicken truffées de substances martiennes, à la crème de marshmallows, aux doughnuts doublement glacés, aux barres chocolatées de la taille d’une batte et le panégyrique des 36000 chaines de restauration rapides qui gangrènent le pays. Les myriades de pubs de yaourt européennes commençaient à me manquer c’est dire !(ça mériterait un post aussi : la société yaourtienne post-nucléaire)

 

Il faudra quand même un jour qu’on explique à supertimba : mais comment est donc né ce concept du tout géant aux states ?Si vous avez des suggestions elles sont les bienvenues.

 

Cela étant dit je tiens à remercier les houstoniens rencontres pour leur gentillesse sinon leur professionalisme : je sais que ce n’est pas de vot’ fautes les gars ! On vous ment , on vous spolie !houstoniens, houstoniennes,tenez-bon je me lance dans l’exportation de zaalook , zitoun, batbout et thé à la menthe !

 

23:30 Écrit par supertimba dans lost in translation | Lien permanent | Commentaires (11) |  Facebook |