31/07/2007

La virginité ma mère!

Tu te souviens encore du jour où tu l’as perdu avec ton grand amour: timide ,effrayée, tremblante, tu fermais les yeux comme si le loup était dans ton lit. C’était une belle soirée d’été, la fenêtre était ouverte, tous tes sens étaient aux aguets, la brise caressait vos corps alanguis.

Son corps était doux et chaud, il te murmurait des mots rassurants , amoureux pour te dire que le désir était naturel , que tu n’aurais pas mal  et tu te livrais, surprise et intriguée par ton corps qui réagissait instinctivement comme si tu avais attendue toute ta vie cet instant.

Un éclair est passé entre tes cuisses, quelques gouttes de sang minuscules, insignifiantes puis une vague de plaisir soudaine qui t’a bouleversée.

Et tu te souviens encore de tes pensées entre deux respirations haletantes : tout ça pour ça !

Toutes ces années de frustrations, tous ces corps males frôlés et craints à l’adolescence, ces étranges sensations aux creux de tes reins que tu cherchais à fuir, ces garçons que tu évitais de peur d’aller plus loin que les premiers baisers ; ton trouble quand tu voyais leurs jeunes muscles bouger sous leurs corps bronzés, tes questionnements sans fin quand à la schizophrénie des meurs  ambiante.

Tu as pleuré et ri en même temps.

 Ri parce que tu te rendais compte de l’étendue de la mascarade, cette peur de l’ogre ancestrale qu’on t’avait inculquée dès l’enfance, le male dans toute sa splendeur que tu te représentais sous les traits d’un moustachu grimaçant  assoiffé de femelles, ces règles de hchouma d’un autre age que toutes les jeunes filles de bonne famille se devaient de respecter, ce mot amour qu’on ne prononçait jamais ou si peu car même en darija il ne passait décidément pas.

Pleuré parce que tu sentais déjà planer l’odeur des regrets, toutes ces années de jeunesse gaspillée pendant que tu associais les mots mal et faire l’amour, tous ces jeunes gens aux lycée que tu admirais de loin mais que tu n’encourageais jamais, ta sensualité bridée que tu camouflais soigneusement sous des oripeaux de jeune fille modèle trop couverte, tous ces étés de liberté où tu sentais leurs regards sur ton jeune corps mangé par le soleil et où tu t’autorisais à peine un baiser, ces nuques aux boucles brunes rongées par le sel où tu rêvais de passer les doigts , doucement, infiniment.

La virginité ma mère !Un mythe dérisoire de plus dont tu t’es débarrassé pendant l’exil :combien d’autres faux-semblants faudra-t’il  jeter avant de te découvrir réellement …

10:45 Écrit par supertimba dans Tout et rien à la fois | Lien permanent | Commentaires (6) |  Facebook |

03/07/2007

Vive hoba hoba!!!!!

AAAAAAAAAAAah pour ceux qui ne connaissent pas encore houba houba spirit, sachez que c'est le groupe du trublion de tel quel, le délicieux zakaria boualam alias reda allali.Pour leur parler vrai, leur passion, leur energie sur scène je vous invite à aller sur leur site myspace http://www.myspace.com/hobahobaspirit
Et pour ceux qui décidement n'en ont jamais entendu parler voilà un de leurs tubes: bienvenue à casa.Parce qu'à casa la nuit, tous les hnoucha sont gris, pardi!!Une interview interessante d'Arte sur l'irremplacable émission "Tracks": un must.Houba a réussi à définir à lui seul tout le malaise de la jeunesse marocaine: on n'est pas chez nous, on habite chez nos parents!BLAD SCHYZO!

22:04 Écrit par supertimba dans elle est pas belle la vie? | Lien permanent | Commentaires (13) |  Facebook |