25/08/2007

Nihonmania: arigatou yoko kanno!

A l’heure où la Belgique s’entre déchire entre néerlandophones et francophones et que l’avenir de ce pays en tant qu’union semble de plus en plus en menacé(cf www.lalibre.be pour les détails), j’ai décidé de poster un coup de coeur musical au lieu d’essayer de vous expliquer les méandres de la politique belge et le pourquoi des volontés de scission de la flandre.

C’est le dernier post de l’excellent label ash qui m’y a fait penser.

Ceux qui me connaissant savent que je suis nippophile et asiatophile à l’extrême : quand je ne suis pas plongé dans un manga ou dans un roman nippon torturé, je matte des dramas et des films asiates à volonté.

Aujourd’hui je vous fais partager mon coup de cœur pour yoko kanno, grande compositrice japonaise devant l’éternel capable de passer du jazz à l’électrop pop tout en créant des morceaux a capella planants bjorkiens:un must pour tout nippophile qui se respecte !

Très hétéroclite elle n’est jamais là où l’attend et cest pour ça qu’elle est unique.

Mes morceaux préférés restent sans doute ceux de l’ost de « COW Boy Beepop » un classique de l’animation japonaise avec un scenario et une musique qui sont restés dans les annales.

Pour les manga et anime addict avertis sachez que c’est elle qui a composé les musiques de Rahxephon,ghost in the shell( la série pas le film), lodoss wars, escaflowne et j’en passe.

Un petit tout sur le site de la dame vous en apprendra plus.

 

Je vous laisse avec l’ouverture du génial « Cow boy beepop » : Tank ! et celle très différente de l’anime non moins génial « Ghost in the shell standalone complex » : inner universe »

(une version du générique cowboy beepop où l'on voit réellement le space cowboy himself se trouvant ici:

http://www.youtube.com/watch?v=Obx0VDOf99A)

 


19:35 Écrit par supertimba dans nihon jin dayo | Lien permanent | Commentaires (9) |  Facebook |

02/08/2007

Le zéro et ... le mythe infini

Tu as traîné ce mythe comme une valise marocaine boursouflée de zmagri en mal du pays pendant des années.

Tu y a cru comme tu avais cru aux princes charmants, aux coups de foudre, aux gentleman farmers qui laissent entrer les dames d’abord et à l’ersatz de famille idéale de la petite maison dans la prairie.

Tu te revoyais faire le serment de « meilleures amies du monde » sous le jacaranda du lycée et tu regardais défiler  comme dans un vieux film en noir et blanc vos après-midi insouciantes passées à mater des mangas, apprendre par cœur des feuilletons tire-larmes idiots et réciter des chansons d’amour pour midinettes.

 C’était beau comme une photo sépia.

Et puis vos chemins sont devenues parallèles , elles étouffées par les carcans de « bent ennass », n’osant pas lever un cil sans la bénédiction de leurs mères, pressées de reproduire le schéma indestructible de maison/mari avec pedigree/bonnes/club de gym-/qu’en dira-t’on.

Toi qui prenais le large à la recherche d’un moi insaisissable dans un pays qui ne laisse pas la place à l’individualité.

Adieu les romans écrits à  3 mains en cachette au cours de français avec des héroines sauvages et improbables.

Adieu les rêves de tour du monde en sac à dos destination madras ou saigon.

Tu t’es rendu compte que tu ne pouvais pas leur parler de sexe ni de couple en dehors du politically correct, ni de tes pauvres tentatives d’écriture. C’est là que tu as su que c’était fini : toi en éternel peter pan, elles déjà dans l’adulte-attitude.

Discuter poésie à l’aune de la réalité du metre carré casa-rabat avec nourrison à pondre te semblait hautement hypothétique.

Parler d’orgasme clitoridien à celle qui n’ose toujours pas regarder un mec dans les yeux  te paraissait déplacé.

Tu les croises de temps à autre sur msn pour parler de chose anodines, insignifiantes, jamais de ce qui fait mal .

Tu t’es surpris en exil à faire des castings de meilleure amie sans le reconnaître.

Les blondasses du bureau en talons aiguilles et tailleurs serre-faim qui te bassinaient le crane de week-end à knokke et de lofts bruxellois.

Les gonzesses avachies de la piscine qui dissertaient des heures durant des grippes de leurs schtroumpfs bien aimés et des repas rapides en 30 mn chrono juste avant la série américaine prime time

Les esthéticiennes et coiffeuses au gloss rutilants qui te hurlaient leur passion pour Celine Dion en te gavant de conseils pour raffermir les pores.

Les ménagères éreintées, matadors des supermarchés  chevauchant leurs  caddies en gueulant « kevin «  à pleins poumons.

Tu rentres chez toi ,tu allumes ta becane et ta clope pour errer sur les forums de geeks  et tu avales ta rage en écoutant de la pop rock en mandarin.

 

Alan kuo :ling(zero)

21:23 Écrit par supertimba dans Tout et rien à la fois | Lien permanent | Commentaires (9) |  Facebook |