13/04/2007

Song of the little bud

Little bud of the arid land,

Fragile prey of a greedy hand

The sun watches you

The sun kills you

Little by little

And dusty mother earth

gives you no shelter.

 

Little bud of the arid land,

Princess of the greedy sand

Desert man is passing by.

Desert man holds out his fingers

and kisses you with a water drop

Desert man already lingers

There will be a new morning

For you blessed little flowers.

 

Now that the water drop

Has dried up

You only live in memories

Of those who glanced at you once

And went on with a tear of hope

Grateful to the princess of emptiness.

 

 

22:14 Écrit par supertimba dans poésie | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

11/02/2007

Le livre du voyageur

Venez lire dans mon regard

Le soleil entre parenthèses

Après le point virgule ma terre

Et mon ciel dès la première page.

Les majuscules rondes de l’enfance

Adossée aux murailles sans age

Les rires clairs ivres de lumière

Là dans la pupille tout au coin.

Tapis au creux de la paupière

Des paragraphes entiers de rêves

La mer jusqu’au creux de l’oreille

Et ce gout d’amandes amères

Que la nostalgie laisse sur les lèvres.

Venez lire dans mon regard

Tous ces silences emprunts de fièvre

D’une langue lointaine aux syllabes fières

De droite à gauche elle se décline

Musique des mots au goût d’exil

Belle et farouche prisonnière

De la grisaille indifférente

Et d’un présent terni ,fragile.

Venez lire dans mon regard

Les phrases dorées des gloires éteintes

Tracées à l’ombre des cours sereines

Où le passé grave sa complainte

Dans l’enlacement des damassures

Jaseran d’espoirs alinéaires

S’égrenant dans l’eau des fontaines

Qui signent à l’encre de leurs murmures

Toutes les blessures

De mon passé.

Tous ces chapitres sans sommaire

Errant dans les ruelles sombres

Poussant les portes brinquebalantes

Des mains de fatma dans les écrins d’ombre

Tous ces chapitres d’une même histoire

S’enchevêtrant dans ma mémoire

Parfums de menthe et de cannelle

Chansons des porteurs d’eau ridée

Appels sacrés à la prière

Cumin , citrons en ribambelle

Chantent leur litanie dérisoire.

Ce ne sont plus que des images

Car

J’ai rangé mon pays dans l’étroite cage

De mon regard lointain

Celui des retours éphémères

Et des départs trop certains

Voyageuse infatigable

Dans l’isthme du souvenir.

 

 

 

14:10 Écrit par supertimba dans poésie | Lien permanent | Commentaires (3) |  Facebook |

22/03/2006

Spring time is flowers time

La dame d’onze heures

La dame d’onze heures tranquille

Sous le soleil urbain

Se laisse délicatement ourler

Par les bruits arrogants

De la ville , reine fragile ;

Ses pétales se fanent

Sous les regards profanes

La flétrissure renait

Rageusement calculée

Par le quotidien docile

Dans les solitudes matinales

La dame d’onze heures tranquille

Sous le soleil urbain

Se laisse trompeusement bercer

Par des flots de vague à l’âme

Par des esquisses de sourire

Timides déjà pressés

On la voit s’alanguir

sous le charme subtil

volé à la lassitude machinale.

Sous le soleil urbain

la dame d’onze heures tranquille

se laisse gracieusement fouler

par un passant malhabile

le bitume l’enlace,

elle trépasse,

le printemps est là.

13:04 Écrit par supertimba dans poésie | Lien permanent | Commentaires (12) |  Facebook |

27/02/2004

don't know why i felt like writing this

La comptine des arbres rangés

Au pays des arbres rangés

La pluie tombe en raies parallèles

Les chiens y ont une laisse

Les vieilles dames une permanente

Et moi je marche en zigzag

Rêvant de soleils lointains

Et de rues asymétriques

Une, deux, trois

Gouttes dans le ciel

Et sur mes joues

Au pays des arbres rangés

Les regards sont clairs et pressés

Des ersatz de félicité sont cloués aux affiches

Et les amitiés sur des agendas proprets

Et moi je prends le temps

de regarder un nid de fourmis

C’est pratique

un, deux, trois

pas contre le vent

et ma nostalgie

au pays des arbres rangés

on se donne rendez-vous pour parler

on ne sonne pas à l’improviste

on case, on trie, on étiquette

on jette, on bannit, on époussette

et moi je m’allonge

sur les pelouses interdites

C’est classique.

un deux trois

nuages dans la grisaille

et sur mon cœur.




00:48 Écrit par supertimba dans poésie | Lien permanent | Commentaires (5) |  Facebook |