13/07/2009

sous le soleil exactement

30 piges et quelques et je  préfères gérer 30 mecs avec des bécanes sous unix et de l’offshore que d’affronter mes démons

30 piges et quelques et je voudrais acheter des enfants déjà élevés avec un service pack de bonnes manières et le module fan-de-britney spears désactivé

30 piges et quelques et je ne maitrise toujours pas l’art de la drague et de la minauderie tout  en découvrant que l’inventaire de mes connaissances en sexe ne mérite pas de passer sur wikipédia vu le nombre riquiqui de partenaires qui ont jalonné ma banale existence

30 piges et quelques et je ne sais toujours pas marcher avec des talons sur les pavés  alors que je lis toujours des manga et que je ne résiste pas à un bon pavé de 600 pages au fond d’une bibliothèque poussiéreuse

30 piges et quelques et je ne reviendrai pas vivre au maroc : c’est tout vu tout lu,étrangère partout, citoyenne de nulle part, les mutants m’entourent à moins que je ne sois la mutante en chef.Pas envie d'étiquette, pas envie d'origines ni de tribus.

30 piges et quelques et je baille toujours aux conversations portant  pêle-mêle sur l’immobilier, les destinations de vacances ou la taille des bagnoles

30 piges et quelques et je réalise que je mange toujours mon rouge à lèvres qui disparaît vers 11h05 du matin

30 piges et quelques et je réalise qu’on est toujours seul, définitivement, irrémédiablement

30 piges et qq et l’envie d’être là où on ne m’attend pas

30 piges et quelques et ce n’est pas mon anniversaire … et j'écoute Eric Satie et tu me quittes, lentement mais sûrement

 

23:32 Écrit par supertimba dans Ras le bol | Lien permanent | Commentaires (4) |  Facebook |

11/12/2007

un gouvernement pour noel?la grève du peuple belge!

Un texte savoureux de thomas gunzig, chroniqueur de "la semaine infernale" une des rares bonnes émissions de la Radio Belge(et je pèse mes mots).

Tout simplement jouissif à l'heure où ce pays menace de se diviser et où chaque jour offre son lot de pitreries politiques burlesques:

Bande de cons ! Pas vous, cher public ! Les autres, les formateurs, informateurs, explorateurs, chefs de groupe, présidents de partis flamands, présidents de partis francophones, seconds couteaux, troisièmes couteaux, de gauche, de droite, les cathos, les écolos, les francs-maçons, les libéraux... Bande de cons de Flandre. Bande de cons de Bruxelles. Bande de cons de Wallonie.

D'abord, à tous ceux qui croient avoir gagné les élections d'il y a 5 mois, à tous ceux qui avaient un grand sourire, à tous ceux qui avaient les bras en l'air, le temps est venu de vous avouer quelque chose : les gens n'ont pas voté pour vous parce qu'ils vous aimaient. Les gens ont voté pour vous parce qu'ils étaient obligés. A la veille du 10 juin : dans les rues, les maisons, les bureaux, les gens hochaient la tête et se demandaient vraiment qui ils allaient pouvoir choisir parmi ce catalogue de nuls, de klettes, de nouilles, d'opportunistes agressifs, de carriéristes sans charisme, de mal fringués, de gros types à l'élocution problématique, de petits nerveux en pleine tendinite de l'ego, de semi-hystériques, de semi-mafieux, de cyniques, de je-m'en-foutistes, de ratés de tout le reste, de fils à papa, d'experts comptables en décrochage professionnel, d'entrepreneurs en faillite frauduleuse, de sinistres, de pas lavés, de faux gentils, de vrais méchants... Les Leterme, De Crem, Reynders, Milquet, Michel, De Wever, Maingain, Wathelet, Bacquelaine... Cette morbide collection de nevrosés qui nous gouvernent avec leurs troubles anxieux, leurs troubles dissociatifs, leurs troubles psychosexuels, leurs troubles obsessionnels compulsifs. Et en plus, ils sont tous... si moches.

Cette élection, à tout le monde, ça a un peu fait l'impression d'un de ces mariages forcés que l'on organise dans des pays très loin d'ici. C'est comme si on avait été une jeune fille devant choisir entre le vieux marchand qui pète au lit ou l'arrière-cousin qui ne se brosse pas les dents. Bande de cons, vous n'avez rien gagné du tout. Si c'était possible, on reprendrait nos voix et on ne les donnerait qu'après les négociations, à ceux qui auraient su être un peu intelligents, un peu sobres, un peu humains. Mais non, donner c'est donner, reprendre c'est voler.

Vous aviez un chouette petit pays, pas très grand, mais bien équipé de voisins plutôt sympas, bien situé, avec la mer, avec la forêt, avec pas trop de charges. Vous aviez une chouette petite population, pas parfaite-parfaite, mais en gros, ce n'étaient pas des talibans non plus, c'étaient pas des Contras, c'étaient pas des Tigres Tamouls. Une petite population de fabricants de pralines, de marchands de kayaks, de chanteurs à texte, de comiques parfois drôles, de stylistes un peu punks, de postiers plutôt polis, de sportifs en minijupe, de flics à moustaches, des tas de gens prêts à travailler plus, à gagner toujours moins et à ne pas dire grand-chose. Une petite population qui mélange le goût des mandarines à celui des spéculoos. Une petite population qui n'a rien contre l'Eurovision ni les horodateurs. Une petite population qui rend visite à ses grands-parents le dimanche pour boire un café après le chicon gratin. Une petite population de buveurs de bière et de joueurs de kicker. Une petite population qui emmène ses enfants à Plankendael au printemps et à Paradisio en hiver..., comme ça, sans ennuyer le monde, en VW Touran.

Une petite population prévoyante qui a quelques euros sur un compte épargne et une concession au cimetière. Une petite population qui est plutôt toujours d'accord et, en gros, une petite population qui ne veut pas d'histoires. Et vous, bande de cons, tout ce que vous trouvez à faire, ce sont ces petites réunions où l'on tourne encore plus en rond que sur un circuit Märklin; ce sont ces petits comités aussi stériles qu'un champ de patates à Tchernobyl; ce sont ces petites réactions à chaud qui me rappellent les crises de mon chat quand il n'aime pas la marque de ses croquettes; ce sont ces airs de petits tribuns en solde; ce sont ces grands chevaux sur lesquels vous montez et qui seront toujours comme ces petits poneys tristes de la foire du Midi. Tout ce que vous trouvez à faire, c'est de vous tirer dans les pattes pour gagner une floche qui vous donnera droit à un tour gratuit sur ce manège sinistre que vous appelez "politique".

Bande de nuls ! Alors moi, j'ai eu une idée : une grève, une vraie grève, une bonne grève, une grève de tout le monde, tant que la politique belge ressemblera à une conserve de rollmops : les enfants n'iront plus à l'école, les femmes enceintes n'accoucheront pas, les déménageurs ne déménageront pas. Navetteurs, ne navettez plus. Alcooliques, n'alcoolisez plus. Chauffeurs, ne chauffez plus. Pilotes, mécaniciens, traiteurs, bouchers, pêcheurs, éboueurs, esthéticiennes, taxidermistes, strip-teaseuses, scaphandriers, géomètres experts, fleuristes, tradeurs, opticiens, huissiers, substituts, gourous, préfets, trésoriers, banquiers, infographistes, ajusteurs, analystes-programmeurs, techniciens hotline, proxénètes, dealeurs, animateurs, orthodontistes, urologues, animateurs socioculturels, fossoyeurs... Et tous les autres... Total stand by. On arrête tout... Et vous verrez que dans trois jours, ils feront moins les malins."

22:57 Écrit par supertimba dans Ras le bol | Lien permanent | Commentaires (5) |  Facebook |

15/02/2007

Les gonzesses et moi(Deuxième partie)

 

Ah ça faisait longtemps tiens que je vous promettais cette seconde partie de mon exutoire vis à vis des gonzesses qui m’énervent. Entre quelques poésies, le déménagement le boulot et des jdoramas et kdroamas en retard(ouvrons la parenthèse, ce sont des feuilletons(dramas en anglais) japonais et coréens respectivement, comment qui regarde ça ?Mais moi pardi et c’est bougrement bien foutu, ça fera l’objet d’un prochain post, fermons la parenthèse).

Mais commençons sans plus tarder la suite de cette ode dédiée aux nanas qui me font bondir (pour ne pas dire autre chose faute de ne pas disposer de ces fameux attributs masculins que l’on casse régulièrement).

 

-Les gonzesses à l’heure du thé marocaine : mais si souvenez-vous en ! Ces interminables après-midi autour d’un thé à la menthe et d’une montagne de gâteaux destinés à vous faire perdre toute velléité de rentrer dans un jeans normalement constitué.Ca commence bien me direz-vous ! Du thé , des gâteaux que demande le peuple ?Des potins , le peuple demande des potins pardi  , plus communément appelé au Maroc le Tberghig, le premier sport national dont les championnats se disputent tous les jours au pays bien aimé.

« iwa flana elle s’est mariée ? »

« tbarkallah son mari vient de lui acheter une de ces bagues, je te dis passsssss »

« oui mais la pauvre parait-il ses yeux sont verts(alias c un dragueur invétéré en langage du peuple) »

«  wili wili bessa7 ? eeeeeeh(soupir) msikina, flous flous mais pas de sa3d(bonheur) »

« iwa ou flana chti son fils il a encore redoublé »

« iwa ses enfants msaken walou , nuls à l’école »

« iwa tahya c’est pas une lumière »

« ouh qu’est-ce qu’elle a grossiiiii, la dernière fois en cafetan elle faisait plus que son age »

Ou zid ou zid !En une heure cette cérémonie aura exposé l’état marital, financier et familial d’au moins une vingtaine de connaissances toutes plus au moins liées et dont les aventures n’ont rien à envier à un feuilleton mexicain doublé en libanais de la première heure.

 

 

-Les gonzesses des magazines féminins !Ah ça j’ecrirais presque un bouquin sur ces linottes !Déjà avant de commencer un magazine féminin quelconque il faut le débarrasser de ses pubs ce qui vous ote déjà 50% du dit-ouvrage. On se sent déjà plus léger.Vous pouvez découper l’édito avec aussi : en général ils ne servent à rien(comment ça vous les lisez ?).Ensuite viennent les 3 rubriques indispensables sans lesquelles aucun magazine féminin ne peut survivre.

La mode : pendant tout ce hiver on vous a fait croire que le leggings années 80 était un MUUUUSt si sis mais qu’attendez vous pour l’avoir dans votre garde-robe ?Et ce petit débardeur qui ne coûte que 10 euros , vous pourriez conquérir la terre entière si vous l’accessoirisez avec 500 euros de fringues supplémentaires(sacs at chaussures comprises).Sans parler des stilettos(talons de 10 cm) tellement pratique pour parcourir le bitume(et le métro, une gonzesse en stiletto dans le metro, c'est pour les voyous un peu comme un steak saignant déposé devant un lion du zoo de rabat)

Mais maintenant c’est le printemps et le leggings va se démoder très vite nous dit-on mais si bien sur puisque c’est le retour des sixties : adieu les Eighties ! Comment vous n’aviez pas suivi pauvres gourdes ?C’est vous que êtes sur la pente de la has-beeness ! la menace suprême de tout magazine féminin ; le démodé le ringard ,le cheap, vite passez votre chemin mécréante.Sisi vous la mécréante qui portez surement  des bottines à bouts pointus alors que tout le monnnnnnnnnde sait que c’est fini, dépassé complétement ouuuut. Comment ça à quoi ça sert de mettre des mannequins habillées en Dior : mais à vous faire rêver nom de dios, mais si on sait que vous n’avez pas les moyens de les acheter, c’est simplement un chtit mécanisme bien rodé de la société de la consommation alliée à sa vieille copine la frustration.

Bien sur il ne vous aura pas échappée que quelques pages plus loin , s’est glissé un article sur ces « acheteuses compulsives » un mal étrange aux raison mal connues

La psycho : En janvier on vous fera croire qu’il ne faut pas culpabiliser de ne pas être superwoman, vous n’êtes qu’une simple humaine bienvenue parmi nous, en février on vous vantera » ces femmes qui réussisent tout : couple, travail, enfants », en mars  on vous parlera du célibat nouvelle voie vers le bonheur avant d’enchaîner en avril  sur le problème des trentenaires pas encore casées et abonnées aux cigarettes chardonnay, en avril on tentera de revigorer la sexualité de votre couple avant de vous avertir en mai que l’amour platonique c 'est tout simplementextra, en juin la vie s’arrête : c'est  l’époque du régime avant maillot. Toute parcelle d'énergie doit etre mobilisée dans le combat incessant contre la moindre graisse superflue.Branle-bas de combat: là on ne rit plus!

Les articles bonne conscience : après les 20 pages de mode, les 50 de pubs se glisse toujours dans un magazine féminin un article sur les femmes courageuses d’ailleurs, ailleurs= tiers monde en général, oui là ou il n’y a pas de boutique Colette.. Oui le genre de femme qui s’en foutent des leggings comme de leur premier bavoir, vous vous rendez-compte ! Ca en général c’est l’article qui sert d’alibi journalistique au magazine féminin : regardez nous aussi on fait des trucs bien, des reportages sérieux et tout , on va loin sans stiletto ni sac channel griffé uniquement pour vous rapporter ces images de femmes d’ailleurs. D’ailleurs on a hate de rentrer parce la nouvelle collection de printemps va débouler viiiiiiiiiiiiite.

 

 

Suite au prochain numéro.

15:32 Écrit par supertimba dans Ras le bol | Lien permanent | Commentaires (5) |  Facebook |

25/11/2006

Les gonzesses et moi: première partie

 

Aujourd’hui je m’en vais vous parler des gonzesses et pas n’importe lesquelles : je vais vous parler des gonzesses qui m’énervent.Pourtant je fais partie de la gente féminine et je devrais faire mon possible pour défendre le sexe dit faible tant les injustices contre les femmes sont flagrantes dans ce bas monde/

Mais c’est plus fort que moi : est-ce parce que les écoles d "ingénieurs étaient peuplées majoritairement de collègues masculins  où est-ce mon côté garçon manqué soigneusement camouflé , toujours est-il que j’ai souvent pesté contre des gonzesses. Et voici pourquoi.

 

La pouffe de la rue commerciale : hé oui car du haut de ses talons de 10 cm anti-pavés , et pourvue de son master en course en string, la pouffe guette dans la rue commerciale. La pouffe est à l’affut surtout quand vous êtes au bras de votre chéri et que vous avez le malheur d’avoir oublie de vous assener une couche de mascara .

La pouffe autrement appelée bimbo est fière de son brushing,voulait devenir Barbie étant petite, rit de n’importe quoi à gorge déployée , ne mange jamais son rouge à lèvres(ben oui moi ça m’arrive tout le temps), porte un mini sac dans lequel il est impossible de glisser un livre de poches et se poste sur son territoire en matant tous les postérieurs masculins qui passent. La rue devient affaire de conquête et il faut avouer que peu d’hommes (à ma connaissance) résistent aux diplômées en minauderie. Pour peu que vous portiez des lunettes (même branchées), la bimbo se voit en territoire conquis et vous classe automatiquement dans le règne des non-rivales.

 

Les voilées de la piscine démixée : Ca ça se passe plutôt au Maroc, car il faut que vous sachiez messieurs dames que pendant que certains femmes admirables luttent pour acquérir leurs droit en matière de divorce , d’héritage et faire appliquer la nouvelle mudawwana dans mon pays d"orifine, d’autres plus oisives (et certainement  plus aisées financièrement) ont investi toute leur énergie pour avoir des séances hommes femmes séparées dans certains piscines du royaume. Mais il en faut plus pour vous décourager et vous allez quand même pratiquer votre sport favori en vous disant qu’après tout les soixante longueurs avec ou sans hommes c’est du pareil au même. Mal vous en a pris, car non contente d’avoir supprimée la présence de la bête_j’ai nommé l’homme oui cet être inférieur qui va vous sauter dessus dès qu’un bout de chair malencontreux dépasse de votre accoutrement_ nos amis voilées viennent vous conseiller d’un ton douceureux de mettre plutot des caleçons au lien d’un maillot pour nager : « tu comprends, ma soeur, c’est pour ton bien que je te dis ça, j’essaie de te faire gagner le paradis ».Inutile de vous dire qu’après ça si vous êtes à poil dans le vestiaire, vous êtes irrémédiablement taxée d’hérétique.

 

 

Les vendeuses : n’importe lesquelles les vendeuses en général !Malheureusement jadis c’était une véritable profession avec ses règles ses us et ses coutumes .Aujourd’hui c’est visiblement devenu un  pis-aller ou un job transitoire mal payé. Du coup les vendeuses se vengent sur vous de manière ignoble : conseiller des leggings (oui ces pantalons moulants resurgis des années 80-) à une dame un peu forte, vous obliger à ranger la horde de vêtements que vous venez d’essayer vous-même, vous informer que malheureusement cette chemise s’arrête au 36 en vous scrutant d’un air sarcastique(oui on est gros à partir du 40 de nos jours ),vous affubler de froufrous en vous jurant que ça vous va alors que vous ne rêvez que de lignes graphiques, vous répondre avec un sourire mièvre qu’elles n’ont jamais consulté le site web de la marque...

Je ne parle même pas des vendeuses de magasins de luxe : là dès qu’on vous voit rentrer sans sac Vuitton ,l’air se charge de glace, le sourire de la vendeuse se fige,son regard se détourne et elle ne vous adresse pas la parole dussiez-vous lui avouez que vous venez d’hériter du magot d’une grand-mère anonyme.

 

Suite au prochain post : au programme : les gonzesses à l’heure du thé marocaine, les magazines féminins et autres joyeusetés !

15:58 Écrit par supertimba dans Ras le bol | Lien permanent | Commentaires (6) |  Facebook |

01/11/2006

Telquel, la rigueur à la marocaine et autres raisons de s'énerver

kafkaAujourd’hui un grand coup de gueule contre un magazine que d’ordinaire j’apprécie beaucoup.

J’ai nommé TelQuel ZE magazine marocain qui s’est donné pour mission de s’attaquer à tous les dysfontionnement du Maroc sans tabous et _à priori_ sans langues de bois.

Et bien comme d’habitude les cordonniers sont les plus mal chaussés : en ce moment TelQuel lance un grand prix de la nouvelle qui m’intéressait.Ayant à coeur de participer j’ai évidemment consulté le règlement ici : http://www.telquel-online.com/images/nouvelles.pdf.

Quelle ne fut pas ma surprise de découvrir l’amateurisme de ce règlement vague, imprécis ,flou , indigne même d’un forum phpbb débutant bref en un mot peu représentatif de mon magazine préféré.

Imaginez un peu : pas un mot sur la date limite d’envoi et un même candidat peut envoyer plusieurs nouvelles à la fois.

Croyant à une erreur temporaire et n’écoutant que ma raison de morrocan engineer lost in translation ,je décide d ‘écrire à telquel pour demander un peu plus d’éclaircissements.

Voici le mail que j’ai envoyé :

Bonjour telquel!
Voilà: je souhaiterais participer au grand prix de la nouvelle mais votre règlement ne mentionne pas les informations suivantes:
-Quelle est la date limite d'envoi du texte(deadline)?
-Quel est le nombre  maximum de pages ou de mots?(à moins que ce ne soit égal).

Merci d'avance pour toute clarification.

 

Et voilà ce que j’ai reçu comme réponse :

Cher Monsieur,
 
Merci de votre intérêt pour TelQuel, et de votre participation à notre 
concours « Nouvelles Choisies ».
Je vous rappelle que les nouvelles doivent être adressées par courrier, 
non pas à TelQuel, mais à l’adresse suivante :
 
Nouvelles TelQuel/Tarik
Tarik Editions, 321, route d’El Jadida, Casablanca 20100
 
Bien à vous
--
CE MESSAGE A ETE VERIFIE PAR TelQuelScanner POUR DES VIRUS OU DES 
POLLURIES ET RIEN DE SUSPECT N'A ETE TROUVE.

 

Bref si j’avais la nostalgie du bled elle a disparu instantanément en lisant cette réponse et après la re-lecture édifiante du règlement : nous sommes bien au pays de Kafka.

Inutile d'ajouter que la réponse à ce mail instructif est restée sans réponse à ce jour.Et c'est là que j'ai ressenti cette grande lassitude familière, celle qui vous fait dire " ça ne changera donc jamais" et qui me fait régulièrement éprouver le plus grand interrêt pour les missions sur Mars.

Ce qui me laisse rêveuse c’est étant donné ces axiomes , quel va être le procédé de séléction du jury : je n’ose l’imaginer...

13:38 Écrit par supertimba dans Ras le bol | Lien permanent | Commentaires (9) |  Facebook |

26/09/2006

La complainte de la chebbakya pourrie

chebakia_biga17h39 au boulot: le ramadan a commencé et l'anémie me guette. Plus que 2 heures à tenir!

Mon estomac ne gargouille plus depuis belle lurette: l'heure est à la tête qui tourne et aux délires post hypotension : une envie folle de « vache qui rit «  me prend tout d’un coup. Ce bon vieux sandwich casher vache qui rit qui est à l’épicier marocain ce que le roquefort est aux fromagers français.

J'aurais presque envie de hurler dans l'open space, merde c'est  ramadan j'ai faim, je veux plus voir une seule sheet Excel avant mon lit de mort, arrêterz d’ingurgiter du café aaaaaaaaaaaah !

 Toute cette rébellion stérile et silencieuse a une raison et une bonne

Je veux de la chebakkya de la vraie celle qui a une belle couleur marron et pas ces ersatz orange fluo qui ont envahi. la communauté marocaine en Belgique:décidément les coutumes culinaires du rif(dont la communauté ici est originaire principalement) et de Rabat doivent être bien différentes.

Pour les non initiés il faut savoir que les rbatis(habitants de Rabat) appellent chebakkya les bidules translucides dégoulinants de miel et non les gateaux à  l’anis à base d’oeuf et de sésame que nous nommons mkherka.

Donc  sur la photo là que j’ai googlisée lâchement, c’est de la mkherka. Google n’a pas pus me sortir la photo du bidule dégoulinant..

Je veux de la vraie feuille de pastilla, pas les feuilles de brick, ni de filo : de la roupie de sansonnet à côté de la warka ancestrale.

Je veux du smen, du vrai oui du vrai beurre rance qui pue comme là bas( ma cargaison annuelle est épuisée)

Je veux du khli3, du vrai ,de la viande boucanée bien cachée dans sa graisse, de celles qui qui vous transforme en sumotori en l’espace de deux bouchées.

Ben voilà c’est tout, le jour où j’ouvrirai mon resto je vous ferai signe : déjà qu’ici les restaurants marocains ne connaissent pas le couscous Tfeya, une hérésie je vous dis...

18:02 Écrit par supertimba dans Ras le bol | Lien permanent | Commentaires (10) |  Facebook |

08/08/2006

Lebanon:Comics+Bombs+drawings

Allez-y; c'est le talent face à l'horreur quotidienne et ça mérite nos visites:http://mazenkerblog.blogspot.com

14:26 Écrit par supertimba dans Ras le bol | Lien permanent | Commentaires (4) |  Facebook |

07/08/2006

Les larmes de Fouad

Les larmes de Fouad Sinora aujourd'hui, devant la ligue arabe.
Le désespoir en bandoulière
L'impuissance et la lacheté des interlocuteurs.
Les images qui défilent comme un film de série B mal réembobiné.
Le coeur déchiré j'ai pleuré avec Fouad, pleuré de rage et de colère.
Rien ne sert de commenter , de ressasser , de crier l'humilation.
Tristesse infinie qui nous laisse sans mots devant l'indicible.
Silence on tue.

22:29 Écrit par supertimba dans Ras le bol | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

01/08/2006

Liban Israel:Noam chomsky on facts media don't tell you

Tristes tropiques...

11:49 Écrit par supertimba dans Ras le bol | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

06/11/2005

Shakespeare said it a long time agoo

C'est comme mettre un symbole chinois dans un cadre pour dire qu'on a une déco asiatique, acheter du ras el hanout au carrefour pour faire un tagine comme "là-bas",retrouver les mêmes mac do sordides dans chaque ville du monde,mettre un costume gris avec une chemise bleue et une cravate jaune pour faire sérieux, s'interesser aux derniers modèles de berline ou discuter du prix du mètre carré pour faire croire qu'on est adultes,collectionner les cartes de fidélites pour jouer les économes et recevoir son poids en dépliants criards, aligner les enfants commes des cartes postales, avoir son agenda toujours occuppé, prétendre être rebelle en Nike,prétendre être libre en ne votant pas...
Are you fake?Which play are you in?

23:56 Écrit par supertimba dans Ras le bol | Lien permanent | Commentaires (5) |  Facebook |